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Ré enchanter le Parti Socialiste
Dans les deux dernières éditions de Tribune Libre, j’avais insisté sur l’importance des élections cantonales et municipales, et une fois les succès de mars obtenu – de haute lutte – sur l’obligation qui est désormais celle des socialistes : la rénovation.
A l’orée de cet été, qui doit être celui de la réflexion bien sur - notamment lors de l’Université de la Rochelle où dix de nos militants se rendront avec l’aide de la Fédération – mais aussi un été reposant, nous voici entrés de plein pied dans les débats de notre Congrès qui s’achèvera en novembre.
Contributions, motions, vote sur les motions puis vote pour le Premier Secrétaire National. Voici le calendrier du Parti Socialiste. Il est le gage d’un processus démocratique respectueux et respecté. Le « vivre ensemble » est crucial pour que ce moment de débat ne soit pas un temps de déchirement. C’est pourquoi la désormais traditionnelle Fête de la Rose aura bien lieu le 27 septembre à Pontault-Combault, quelques jours seulement après le dépôt des motions.
Les chantiers devant nous sont nombreux ses prochaines années. Bien sûr des rendez-vous électoraux. Assurément le travail d’opposition parlementaire. Mais aussi le travail sur le fond, sérieusement, sereinement, avec ténacité et ouverture, sans crainte du « qu’en dira-t-on » pour reprendre la belle formule de Léon Blum !
C’est aussi, et seulement ainsi que le Parti Socialiste sera fin prêt, nationalement, en 2011, pour proposer à nos concitoyens une alternative à la politique de la droite. Refonder notre pacte social, mettre en œuvre une politique économique créatrice d’emplois et de richesses, ré enchanter notre vie démocratique et enfin relancer une construction européenne en se saisissant pleinement de l’échéance majeure que sont les élections européennes de juin 2009. La tâche est immense. Elle ne peut-être que collective. Elle doit être collective.
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l'Education Nationale ? Pas une priorité pour la droite !
13 syndicats de l’enseignement secondaire ont appelé à la grève vendredi 22 février, dans toute l’Ile de France, en guise de protestation contre l’adoption du budget 2008 par le gouvernement. La droite, sans grande surprise et surtout sans scrupule, prévoit la suppression de 11 200 postes, dont 8 830 dans le secondaire. Près de 10 000 postes ont ainsi disparus depuis 2004.
En Seine-et-Marne, ces mesures concernent presque 400 postes : 227 en lycées généraux et technologiques, 93 en lycées professionnels et 74 en collèges.
Les menaces pèsent essentiellement sur des contrats d’accompagnement à l’emploi, réservés à l’insertion des personnes les plus en difficultés et ayant un véritable rôle social dans les établissements scolaires.
Par exemple, 396 postes en contrats d’avenir, affectés aux taches administratives et à l’insertion des élèves handicapées arrivent à terme en juin et ne seront pas renouvelés.
Quel avenir pour nos écoles ? Le ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, est très clair : « nous faisons des réformes et nous définissons nos priorités ». Une déclaration qui laisse très amer, lorsqu’on songe un instant aux collégiens et aux lycéens qui feront la France de demain….
Pour combler le manque de personnel, tous les moyens sont bons : appel aux jeunes retraités pour assumer les cours, faute de remplaçants, augmentation des effectifs d’élèves par classe, au détriment de toute pédagogie, suppression d’options telles que les langues, etc.
Au moment de l’adoption du plan « espoir – banlieues », où il est question des écoles de la 2ème chance, ces mesures inspirent la plus grande confusion.
Cette absurdité témoigne aussi de la franche méconnaissance des réels besoins de nos jeunes scolarisés.
Lésiner sur les dépenses dans ce secteur, c’est mettre en péril l’avenir de l’école, diminuer les chances d’insertion des jeunes dans l’emploi et limiter, à terme, la croissance et le développement de notre pays. Encore une belle performance.
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La solidarité fiscale et territoriale en danger!
Face à un gouvernement totalement désintéressé de la décentralisation et mettant en difficulté les collectivités territoriales pour l’avenir, les élections locales - municipales et cantonales - doivent être l’occasion de remettre à l’honneur la solidarité fiscale et territoriale qui sont mis à mal aujourd’hui. En effet, il n’est pas surprenant de constater le mépris avec lequel la majorité en place traite les collectivités locales. Grande absente des discours de campagne hier comme aujourd’hui, la décentralisation n’est pas considérée comme une priorité pour l’avenir.
Pourtant, ce sont bien elles qui financent pour plus de 72% les investissements publics civils, en contribuant ainsi à notre quotidien.
Pourtant,
elles sont bien meilleurs élèves que l’Etat sur le plan financier. Leur endettement se limite à 8 % de la dette totale du pays, malgré les écarts connus et reconnus par tous les élus locaux entre les charges transférées et les compensations financières qui devraient leur correspondre. Elles sont, dans ce contexte économique difficile, de véritables exemples à suivre.
Malgré ces résultats incontestables,
les collectivités territoriales sont victimes du fiasco de la gestion des finances de l’Etat. En effet, en guise de remerciements pour leur bon comportement, le gouvernement a décidé de supprimer les CCS (contrats de croissance et de solidarité), créés par Lionel Jospin en 1999, dont l’objectif était de faire bénéficier les collectivités locales des fruits de la croissance, à laquelle elles contribuent plus que largement. C’est assurément sans concertation avec elles que la sentence les privant de près de 400 millions d’euro a été prononcée. La DSU (dotation de solidarité urbaine), si utile à la péréquation territoriale et sociale entre les différentes zones géographiques, subira une perte de 30 millions d’euro pour 2008. La réforme de la taxe professionnelle, intervenue en 2006, leur avait déjà coûté plus de 670 millions d’euro de pertes fiscales. Sans compter les éternelles sous-évaluations, par l’Etat, de compensations financières qui leur sont dues au titre des transferts de compétences et le doublement des cotisations au fonds national d’aide au logement qu’on leur a imposé.
L’ensemble de ces mesures reflète nettement les intentions de l’Etat : faire des dotations aux collectivités territoriales une variable d’ajustement du budget de l’Etat. Le gaspillage occasionné par la loi TEPA de l’été 2007, dit « paquet fiscal », appelle des contreparties, que l’Etat va chercher là où son coût sera le moindre.
Autrement dit, ce sont les communes et leur groupement, les départements et les régions qui s’apprêtent à payer le prix des décisions calamiteuses d’un gouvernement qui se contrefiche de renforcer leur autonomie fiscale (pourtant reconnue dans notre Constitution) et davantage encore de la péréquation territoriale nécessaire à la cohésion sociale de notre pays qu’elles ont la capacité de générer.
Redonnons du sens à la décentralisation, portons haut et fort la voix de l’autonomie fiscale pour mieux assurer la solidarité territoriale dont notre pays a cruellement besoin. Pour cela, nous devons offrir notre confiance, les 9 et 16 mars 2008, à des élus conscients des enjeux que représentent l’aménagement du territoire et son avenir.
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Le monde du 1er février
Rubrique Opinion
Les municipales, un tremplin pour le PS
par Emeric Bréhier
C'est le dernier effet de mode : il serait de bon ton que le Parti socialiste, et la gauche en général, ne remporte pas - pardon ! -, perde les élections municipales et accessoirement les cantonales. C'est la nouvelle version du vote révolutionnaire, en quelque sorte. Perdons pour rénover le Parti socialiste. Telle était, par exemple, la thèse défendue par Laurent Bouvet (Le Monde du 26 janvier).
Depuis plusieurs semaines, les médias ne cessent de nous dire que ces élections municipales et cantonales sont des élections politiques. Dont acte. Chiche. Faisons en sorte qu'elles le soient. Les élections locales ont toujours été et doivent toujours être des rendez-vous au plus près de la vie quotidienne de nos concitoyens mais également des élections intermédiaires pour les responsables politiques nationaux en place. Politiques, ces élections le sont donc à double titre : d'abord car les choix et options portés par les candidatures de gauche et de droite ne sont pas de même nature ; ensuite car la lecture globale qui pourra en être faite le soir du 16 mars ne sera pas sans incidences sur la vie politique nationale.
consulter l'article sur le site du monde.fr
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Franchises médicales et retraites,
quelles société désirons-nous?
La mise en application des franchises médicales est intervenue le 1er janvier 2008. Elle doit rapporter 850 millions d’€ sur l’année, pour un déficit prévu de l’assurance maladie de l’ordre de 6 milliards. Ces franchises concernent même les cardiaques, les diabétiques et les victimes d’affection de longue durée, souvent consommateurs de médicaments à vie. Le gouvernement nous explique que plus ces sommes recueillies seront élevées, plus elles permettront de financer la lutte contre Alzheimer et le Cancer. Or la loi de financement ne prévoit aucun fléchage particulier des recettes.
Nous sommes en présence d’une logique injuste et culpabilisante qui va aggraver la proportion de renoncements aux soins, pour raisons financières, tout en accentuant un des défauts majeurs de notre système de santé : l’inégalité sociale et territoriale d’accès.
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