Jeudi 21 août 2008
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Communiqués

Une hausse des tarifs du gaz,

première conséquence de la fusion Gaz de France – Suez

La Ministre de l’Economie a annoncé hier une hausse des tarifs du gaz pour la fin du mois de juillet. Les tarifs devraient augmenter de 7% à 9% selon les spécialistes.

Une nouvelle hausse tarifaire, alors que le prix du gaz a déjà augmenté de 10% depuis début 2008, serait un coup dur supplémentaire pour le pouvoir d’achat des Français.

Le Parti socialiste rappelle que le gouvernement porte l’entière responsabilité de l’augmentation du prix du gaz, et n’est réellement contraint d’y procéder ni du fait de la hausse du coût du pétrole, ni en raison de la santé financière de Gaz de France qui est excellente.

Le Parti socialiste dénonce également l’annonce du gouvernement selon laquelle l’Etat pourrait se désengager de la fixation des tarifs du gaz, alignant celui-ci sur les cours du pétrole. Une telle décision aurait des conséquences désastreuses pour les ménages, le cours du pétrole ayant augmenté de 100% sur la seule année 2008.

Enfin, alors que le principe d’un tarif social du gaz est programmé depuis décembre 2006, les décrets permettant son instauration ne sont toujours pas parus à ce jour. En tout état de cause, un tel dispositif ne compenserait nullement les hausses enregistrées depuis le début de l’année pour la grande majorité des usagers, son coût se limitant à la moitié du seul excédent de TVA engendré par la hausse du prix du gaz.

Le Parti socialiste demande instamment au gouvernement de garder la maîtrise des tarifs gaziers et de ne pas procéder à une nouvelle augmentation du prix du gaz. Une telle augmentation trouverait d’abord son fondement dans la priorité donnée à la satisfaction des actionnaires du nouveau groupe Gaz de France–Suez, et serait donc la première conséquence fâcheuse de cette fusion.

Plan de mobilisation des transports en Ile De France : l’Etat s’implique

Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile de France, Président du STIF, avec l’ensemble des Présidents de Conseils Généraux, demande aux ministres Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau de s’engager sur le « Plan de mobilisation en faveur des Transports publics en IDF » rendu public le 19 juin. La nécessité d’une implication et d’ un accompagnement de l’Etat, au vu des besoins constatés pour l’amélioration de la vie des franciliens et l’attractivité de la première Région d’Europe, s’impose en effet comme une évidence. .


Le Président Huchon a rappelé aux ministres que ce plan de 17,8 Milliards d’Euros sur 10 ans est destiné à répondre aux urgences et à accélérer les projets structurants en matière de transports collectifs en IDF. Fort du bilan de l’action de la Région et des départements depuis 2 ans qu’ils assument ensemble la responsabilité du STIF, il a souhaité que l’Etat se positionne clairement et rapidement sur ce dossier.

Apres un échange convergeant sur les priorités de ce plan, les Ministres ont convenu que l’IDF devait faire l’objet d’un traitement particulier dans les 10 ans qui viennent et qu’un travail devait s’engager entre l’Etat et la Région sur les modalités de mise en œuvre d’un accompagnement de l’Etat. La traduction de cet effort pourrait s’inscrire à la fois dans les projets de lois de finances et le projet de loi Grenelle 2, en cohérence avec le contrat de plan Etat-Région 2007-2013

Trois groupes de travail constitués de représentants de l’Etat, de la Région et du STIF se mettent en placent immédiatement sur les thèmes suivants :
* Contenu du programme
* Ressources budgétaires et définition de nouvelles ressources de financement
* Accélération des procédures

Un nouveau rendez vous est prévu pour la fin septembre- début octobre, avec les ministres pour un point d’avancement des travaux


Changement de statut de la Poste : premier pas vers la privatisation

Le Conseil d’administration de La Poste vient de confirmer la perspective d’une modification de son statut et de sa transformation en société anonyme. Ce projet, mené sans aucune concertation ni avec les élus, ni avec les organisations syndicales, constituerait une première étape vers la privatisation de la Poste en France.

Le Parti socialiste rappelle que ni les traités européens ni les institutions européennes n’imposent une modification du statut de La Poste. C’est donc par pur dogmatisme que le président de la République et le gouvernement veulent aujourd’hui pousser les feux d’une privatisation de l’entreprise postale.

Pour le Parti socialiste, dans le contexte européen de libéralisation des services, le maintien d’opérateurs publics est au contraire la garantie de l’égalité des citoyens et des territoires face aux services essentiels.

Au demeurant, il est inexact de prétendre que ce changement de statut serait nécessaire pour garantir la bonne santé financière de la Poste : La Poste se porte bien, comme en témoignent les 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 1 milliard de bénéfices, loin devant nombre de ses partenaires européens privatisés.

De surcroît, une privatisation de la Poste entraînerait à l’évidence une suppression de milliers d’emplois, un recul du service rendu à nos concitoyens, notamment pour les envois et services peu rentables, et une augmentation des tarifs, à l’image des expériences de privatisations étrangères.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de s’opposer clairement à ce projet néfaste pour le service public et pour les personnels.

Il met en demeure le président de la République, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, de porter haut l’exigence de services d’intérêt général soustraits à la sphère strictement marchande et compatibles avec le maintien d’opérateurs publics.

La France doit notamment défendre le principe d’une directive cadre sur les services d’intérêt général, garantissant un haut niveau de service aux usagers et l’égalité des citoyens et des territoires face aux services essentiels.

LOGEMENT

La droite s’acharne sur l’article 55 de la loi SRU


Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, a annoncé ce matin le projet de loi de « mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion ».

Nous craignons que ce ne soit qu’une loi de plus s’ajoutant aux nombreuses autres sur le logement que la droite a fait voter depuis 2002 et qui sont injustes et inefficaces comme chacun peut le constater

Or, Christine Boutin persiste et signe dans ce sens avec sa nouvelle loi car elle prévoit de remettre en cause l’article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU). La droite ne peut s’empêcher d’attaquer ce dispositif qui oblige la plupart des villes, sur tout le territoire, à avoir au moins 20% de logements sociaux. Elle s’y est opposée dès 2000 au moment de son vote par le Parlement et n’a eu de cesse depuis six ans de vouloir le supprimer.

Ainsi, Madame Boutin reprend à son compte un amendement que le député UMP Patrick Ollier avait tenté d’imposer en 2006. Elle prévoit d'inclure dans le quota de 20% des logements en accession sociale à la propriété. Résultat, il y aura moins de logements locatifs destinés aux personnes modestes qui seront réalisés. Pourtant, l’augmentation du nombre de demandeurs qui dépasse les 1,4 million prouve bien que nous en manquons. Et, la plupart d’entre eux qui ne peuvent accéder à la propriété devront donc encore attendre.

Ce texte annonce donc des jours bien sombres à nos concitoyens. Le Parti socialiste et ses élus se mobiliseront à nouveau pour lutter contre cette énième tentative de la droite de vouloir supprimer un dispositif important de solidarité nationale.

Conclusions du G8 et lutte contre les changements climatiques

Le Parti socialiste s’inquiète des conclusions du G8 relatives à la lutte contre les changements climatiques, et regrette que Nicolas SARKOZY n’ait pas fait preuve de plus de fermeté sur un tel sujet.

En effet, l’abandon d’un objectif chiffré de réduction des gaz à effet de serre à moyen terme, et son remplacement par un objectif de 50% de réduction en 2050 est un leurre qui tourne le dos au protocole de Kyoto. De plus, cet objectif à long terme n’est assorti d’aucun moyen de mise en œuvre.

Pire, les financements annoncés (10 milliards de dollars par an) sur des projets de capture et de stockage de carbone constituent un mauvais signal au regard de la lutte contre les changements climatiques. En effet, ce type de projet signifie implicitement que l’on peut sans restriction continuer à émettre du CO2, car on aura bientôt les moyens de le capturer... Mais à l’inverse, pas de crédits annoncés sur les énergies renouvelables…

Le Parti socialiste dénonce le fait qu’une fois de plus le président Bush reste sur une position de blocage.



 
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