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Commerce extérieur : déficit historique !
En mai, le déficit extérieur de la France a atteint un double record historique : sur un mois à 4,738 milliards d’euros et sur un an à 45,603 milliards d’euros.
Cette dégradation n’est pas liée au creusement du déficit énergétique, qui s’est même réduit (4,36 milliards en mai au lieu de 4,7 milliards en avril), mais réside dans l’effondrement des exportations françaises en chute de 1,7% en mai et de 3,1% sur trois mois.
Ce résultat montre
l’incapacité du gouvernement à relancer l’investissement et la compétitivité des
entreprises françaises. Il remet une nouvelle fois en cause les prévisions irréalistes du gouvernement quant à la croissance et à l’emploi, et vient confirmer l’échec de sa stratégie économique.
Au total, la somme des déficits budgétaires et extérieurs pourrait dépasser le niveau record des 100 milliards d’euros cette année.
Le gouvernement doit dès lors absolument réviser ses prévisions de croissance à la baisse et revoir l’élaboration d’un budget profondément fantaisiste et dangereux qui ne fera qu’alourdir le déficit et la dette publique.
Il doit par ailleurs mettre en œuvre des décisions qui soient efficaces, contrairement aux précédentes, en matière de recherche et d’innovation pour relancer la compétitivité en profondeur de l’économie française.
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Assurance maladie : nouveau plan d’économies en préparation
La ministre de la Santé vient de confirmer l’existence d’un plan d’économies à l’échéance de la fin juillet. Elle majore d’ailleurs l’ampleur de ce plan, puisqu’elle fixe à l’intention de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), l’objectif de 4 milliards d’économies au lieu de 3.
Les déclarations, du directeur de la Cnam, formulées il y a quelques jours, représentaient donc bien un ballon d’essai pour le pouvoir, pour amplifier les déremboursements et renforcer ainsi les inégalités d’accès à la santé.
Les propos tenus aujourd’hui par la ministre de la Santé sont très inquiétants pour les assurés sociaux comme pour les malades, considérés a priori comme principaux responsables de la dérive des dépenses. Même le démenti laborieux à propos des Affections de Longue Durée (ALD) relève, pour le moins de l’ambiguïté.
La vigilance est donc de mise. Tout confirme aujourd’hui que
les franchises médicales imposées au premier janvier dernier n’étaient qu’un hors d’oeuvre dans l’esprit du pouvoir.
Face à la carence de sa gestion, Roselyne BACHELOT récuse l’idée de
taxation des stocks-options
que le Parti socialiste propose à juste titre pour des raisons de justice sociale. Cette approche correspond pourtant aux légitimes recommandations du Premier Président de la Cour des comptes, ancien ministre des affaires sociales, qui au demeurant, pointe le caractère insincère des comptes sociaux 2007.
En revanche, les socialistes se réjouissent de l’expression de la ministre sur les Maisons de Santé et la nécessaire évolution du mode de rémunération des médecins. Il est simplement regrettable qu’elle rejoigne leurs positions sur l’organisation du système de santé avec un temps de retard et sans piste concrète de mise en oeuvre.
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Communiqué de Faouzi LAMDAOUI
La Commission Mazeaud désavoue la politique d’immigration de Sarkozy
Au moment même où Nicolas Sarkozy veut convaincre ses partenaires européens d’adopter son projet de « pacte d'immigration » qui tend à durcir la politique européenne d’immigration, la Commission Mazeaud vient de désavouer la politique des quotas chère au tandem Sarkozy-Hortefeux.
Chargée par le Ministre de l’immigration et de l'Identité nationale de réfléchir sur les quotas et la simplification du contentieux, la Commission dirigée par Pierre Mazeaud rejette cette approche, considérant qu’elle est « moralement condamnable » et contraire au « principe d’égalité » édicté par notre Constitution.
En outre, les membres de la Commission – à l’unanimité – recommande au gouvernement de renoncer à la politique des quotas, jugée inefficace, et l’incite à une plus large concertation avec les partenaires européens ainsi que les pays d’origine, dans un souci de « transparence, de simplicité et de solidarité ».
A la vision défensive et répressive de la droite, il faut substituer une approche positive de la question autour de la notion d’immigration partagée.
Responsabilité des immigrés, sécurité juridique assurée par la société d’accueil, fermeté accrue envers les filières et les employeurs de clandestins, prise en compte de la dimension internationale de la question grâce à la relance du co-développement.
Le Parti socialiste, en assumant un nécessaire rôle de pédagogie de l’opinion publique, souhaite faire partager sa vision apaisée et ambitieuse de la question migratoire.
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AUDIOVISUEL
Commission COPE : désormais, on sait à qui profite le crime !
La commission COPÉ, en utilisant des professionnels dont la compétence ne peut être mise en doute, n'avait-elle d'autre but que de masquer la volonté de l'hyper-Président de saboter l’audiovisuel public ? Les préconisations du rapport COPÉ ne sont guère différentes des annonces de Nicolas SARKOZY de janvier dernier. La suppression de la publicité n’était qu’un prétexte pour masquer le sabordage orchestré de l’audiovisuel public, il n'est plus permis d'en douter. On comprend mieux pourquoi les élus socialistes, invités à participer aux travaux, n’ont pas voulu cautionner une nouvelle parodie de débat.
Nicolas SARKOZY, qui s’est bien gardé d’évoquer tout ajustement de la redevance sur les standards de nos voisins européens, s'est refusé à tout recours budgétaire. Il s’est habilement contenté d’annoncer, comme une nouveauté, une dotation en capital, laquelle compensera simplement, pour la seule années 2008, le manque à gagner qui a suivi les annonces perturbantes du 8 janvier.
Nicolas SARKOZY, en faisant de la suppression de la publicité la pierre angulaire de sa réforme de l'audiovisuel public, a fait coup double en fournissant de l'ordre de 350 millions d'euros de recettes supplémentaires aux groupes privés (parts de publicité et deuxième coupure) tout en mettant l’audiovisuel public en cessation de paiement annoncée. La taxation proposée, née de l’effet d’aubaine publicitaire dont bénéficient maintenant les chaînes privées comme les opérateurs de téléphonie et les fournisseurs d'accès internet, ne pourra compenser l'énorme "trou" de l’audiovisuel public ainsi créé. C'est en effet près d'un milliard d'euros qu'il manque désormais au groupe public pour rivaliser avec ses concurrents commerciaux ou publics au plan européen. Et Nicolas SARKOZY tient à ne pas différer la suppression de la publicité sur les écrans de télévision des chaînes publiques, sachant pertinemment que cette mesure, purement démagogique, est très populaire.
A l'évidence, au-delà de tous ces cadeaux au secteur privé (chaînes bonus, publicité, allègement des seuils de concentration…), le projet de Nicolas SARKOZY débouche sur le sabotage de l’audiovisuel public, encore moins indépendant du pouvoir politique dans son fonctionnement : encore plus sous-financé, avec une production française déboussolée par des "propositions d’intéressements", dirigé par un président qu’il nommera lui-même après avis d’un CSA et d’une majorité de parlementaires "godillots". L’avenir de notre audiovisuel public s'annonce très sombre car il ne ressemble en rien aux grands projets exemplaires de l’audiovisuel britannique ou allemand. La France fait aujourd’hui le choix de la télé Berlusconi qui pourra encore plus facilement nous vendre ses programmes de télé réalité.
Le Parti socialiste dénonce cette main mise du Président sur une télévision publique affaiblie. Il réaffirme ses propositions pour le financement renforcé d’un service public audiovisuel ambitieux, innovant et véritablement indépendant, garant de la démocratie, du droit à l'information, socle d'une véritable citoyenneté.
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POINT D'INDICE
Le gouvernement vient de décider unilatéralement d’augmenter le point d’indice de la fonction publique de 0,8% en 2009. Cela se traduira par une baisse substantielle du pouvoir d’achat compte tenu de la forte inflation (+3,1% en 2007). Les 0,5% de hausse annoncés pour les années 2010 et 2011 sont encore plus inquiétants à cet égard.
Outre la faiblesse de cette augmentation, le Parti socialiste dénonce avec force la méthode employée qui n’a donné lieu à aucune concertation. Il s’inquiète du mépris croissant dont fait preuve le gouvernement pour le dialogue social.
La méthode consistant à faire croire que la faible revalorisation du point d’indice est destinée à faire une plus grande place à la rémunération au mérite est inacceptable et peu respectueuse des agents de l’État.
La politique conduite pour la fonction publique est un leurre et aura pour principale conséquence une baisse de rémunération pour une écrasante majorité de fonctionnaires.
Le Parti socialiste rejette en bloc cette orientation et demande au gouvernement de respecter les agents de l’État afin de renforcer le service public dont la France a besoin.
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