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MARCHE DES FIERTES
Pour une réelle égalité, une école sans discriminations !
L’Éducation nationale est le lieu de l’apprentissage et de la construction citoyenne. L’école doit donc offrir un cadre qui protège contre toutes les formes de discrimination et éveille les consciences à la diversité de notre société.
Il est urgent que le ministère de l’Éducation nationale s’approprie enfin pleinement ces objectifs et qu’il conduise une vigoureuse politique en la matière, tant est frappante la jeunesse des agresseurs ayant récemment sévi dans des crimes à caractère raciste, antisémite, ou homophobe.
Il est aussi essentiel que le gouvernement mette en œuvre les lois qui permettent une égalité réelle au-delà des discours, ce qui passe par l’ouverture du mariage et de la filiation aux couples de même sexe.
C’est pourquoi le Parti socialiste apporte son soutien à la Marche des Fiertés LGBT et à son mot d’ordre. Il appelle à y participer samedi prochain et y sera représenté par une délégation conduite par Adeline HAZAN, Secrétaire nationale aux droits de l’Homme et aux libertés, accompagnée de nombreuses personnalités socialistes. Les militants socialistes défileront autour de leur char, qui sera animé par Homosexualités et Socialisme, le Mouvement des Jeunes Socialistes et la Fédération de Paris du Parti socialiste.
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Pouvoir d’achat : ce que la campagne de communication gouvernementale ne dit pas
Alors que
le gouvernement choisit de dépenser plus de 4 millions d’euros sur deniers publics pour vanter les prétendus mérites de sa politique en matière de pouvoir d’achat, toutes les études statistiques viennent confirmer l’échec cuisant de l’action menée depuis un an dans ce domaine.
Selon la DARES, qui dépend du Ministère du travail, la défiscalisation des heures supplémentaires n’a entraîné qu’une augmentation minime de pouvoir d’achat pour une petite minorité de salariés. En effet, avant comme après le paquet fiscal,
seul un tiers des salariés effectuent des heures
supplémentaires, et ceux qui en effectuent ne dépassent pas 55 heures supplémentaires en moyenne par an, très loin des 220 heures autorisées. Pour le peu de salariés concernés, la
gain maximal plafonne à une moyenne de 40 euros par mois.
Selon une étude que vient de rendre publique l’ACOSS,
seuls 7 % des entreprises ont proposé de racheter des jours de RTT à leurs salariés en 2007, et moins d’une entreprise sur cinq se déclare prête à le faire en 2008. De plus, les rares entreprises qui y recourent imposent à leurs salariés un strict plafonnement du nombre de jours pouvant être rachetés. Selon l’ACOSS,
seuls 20 % des
salariés pourraient bénéficier de la mesure, pour un gain de pouvoir d’achat très limité.
Le gouvernement oublie également dans sa communication de préciser qu’il ne donnera aucun coup
de pouce au SMIC cette année, ce pour la deuxième année consécutive, et qu’il prévoit de confier ses revalorisations ultérieures à une commission d’experts, afin d’éviter toute augmentation les prochaines années au-delà du minimum légal.
Quant aux mesurettes annoncées par le gouvernement pour développer l’intéressement des salariés, dispositif seulement facultatif pour les entreprises, elles ne sont qu’un artifice pour éviter de poser la question de la revalorisation des salaires. De même, subordonner les exonérations de cotisations à l’engagement de négociations salariales ne produira aucun effet sur les salaires réels, seule la conclusion effective d’accords salariaux étant de nature à augmenter les salaires.
En 2007, pour la première fois depuis plus de vingt ans, le pouvoir d’achat de l’ensemble des salaires directs et différés, ainsi que des prestations sociales, diminue en France : moins 0,4 point pour le salaire mensuel de base, moins 1,2 point pour le SMIC, moins 1,4 point pour les retraites, moins 1,5 point pour les prestations familiales, moins 1,25 point pour les allocations chômage, moins 1,4 point pour les prestations sociales notamment l’AAH et le RMI.
En définitive, le gouvernement, incapable d’augmenter le pouvoir d’achat des Français, conformément aux engagements de campagne du candidat Sarkozy, en est réduit à privilégier la communication, à grands renforts de moyens publics, pour masquer son absence totale de résultats.
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Comptes de la Sécurité Sociale
Commission des comptes de la Sécurité sociale :
la confirmation de l’échec des reformes Fillon et Douste-Blazy
La commission des comptes de la sécurité sociale annonce aujourd’hui ses prévisions pour l’année 2008. Ces chiffres indiquent un déficit prévisionnel de près de 9 milliards d’euros, dont 5,6 milliards d’euros pour la branche vieillesse et plus de 4 milliards d’euros pour l’assurance maladie.
L’objectif de la réforme DOUSTE-BLAZY qui prévoyait un retour à l’équilibre en 2007 est définitivement hors de portée. L’échec de la réforme FILLON de 2003 sur les retraites est confirmé puisque le déficit de l’assurance-vieillesse ne cesse de se creuser depuis 2004.
Dans le domaine des retraites, tout indique que la priorité concernant l’emploi des seniors n’existe pas. Dans ces conditions la volonté d’allongement de la durée de cotisation n’a pas de sens. L’intention de culpabiliser une fois de plus les salariés et les retraités est en outre inacceptable. Il faut rejeter la stratégie du bouc émissaire.
La dette sociale frôlera les 100 milliards d’euros à la fin de l’année, la gestion 2002 - 2008 est à elle seule, responsable de près de 80 milliards du déficit cumulé. Cet échec est celui de la droite ; il illustre la contre performance économique et sociale de cette majorité depuis le printemps 2002. Pourtant le retour à l’équilibre annuel des comptes sociaux est possible. Le gouvernement de la gauche en, 1999, 2000 et 2001 y était parvenu grâce à une politique active de croissance, d’emploi et de recul de la précarité salariale.
La droite tend à utiliser son propre échec pour réduire le champ de la protection sociale solidaire. La politique des forfaits mais surtout des franchises médicales en est la concrétisation la plus spectaculaire, sans parler du fiasco du dossier médical. La flambée des dépassements d’honoraires de l’ordre de 2 milliards d’euros annuels exacerbe les injustices. La proposition de la ministre en charge du dossier, de faire des devis pour les actes de plus de 80 euros, relève de la mise en scène.
Le Parti socialiste condamne cette démarche qui aggrave les inégalités devant la santé et devant les aléas de la vie. Aujourd’hui la disparité de l’espérance de vie à 60 ans, atteint près de 10 ans, selon les catégories socioprofessionnelles, les métiers et les territoires.
Enfin les socialistes seront très vigilants vis-à-vis du pouvoir, dans le cas où celui-ci serait tenté d’utiliser, face à l’ampleur de l’impasse financière, une partie du fonds de réserve des retraites à des fins de gestion immédiate et de bricolage. Le fonds de réserve des retraites est un gage de préparation de l’avenir qui appartient à tous les assurés sociaux. Il doit être vigoureusement abondé et non dilapidé. Les socialistes très inquiets de l’accumulation des déficits mais aussi des mauvais coups en préparation contre la sécurité sociale seront très attentifs à l’élaboration du PLFSS 2009.
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CHIFFRES DU CHOMAGE
Paris, le 3 juin 2008
Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité,
et d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises
Le Parti socialiste dénonce l’exercice de communication auquel se livre le gouvernement sur les chiffres du chômage pour le premier trimestre 2008. Qui peut croire à l’embellie sur le marché du travail ?
L’analyse précise des données du Ministère du travail démontre que l’action du gouvernement n’est pour rien dans la baisse du chômage, qui n’est que statistique.
Le nombre des inscriptions à l’ANPE en catégorie 1 (personnes à la recherche d’un CDI à temps plein) au cours du premier trimestre a augmenté de 4,1% par rapport aux trois mois précédents. Les entrées liées à un licenciement économique ont augmenté (+2%), ainsi que celles faisant suite à un licenciement autre qu’économique (+5,2%). Les sorties de l’ANPE au cours du premier trimestre n’ont augmenté que de 0,7% et sont même en baisse sur un an (-4,4%).
Au nombre des sorties de l’ANPE, ce sont surtout les entrées en stage qui augmentent au cours du premier trimestre (+3,2%), ainsi que celles liées au développement d’emplois de service précaires, à temps très partiel et mal rémunérés.
Comment le gouvernement peut-il se targuer de bons chiffres alors que l’industrie française continue de perdre des emplois (-0,4% sur le dernier trimestre et -1,2% sur un an), et que la France se situe toujours à la traîne des pays de la zone euro sur le front de l’emploi ?
Il est d’ailleurs frappant que parallèlement à cette communication gouvernementale, l’OCDE publie des perspectives de croissance pour 2008 et 2009 en baisse par rapport à 2007, et annonce une remontée du chômage.
Incontestablement, la baisse administrative du chômage n’est due qu’aux effets mécaniques de l’évolution de la démographie, et au recours de plus en plus massif aux contrats précaires.
Le gouvernement, incapable de relancer la création d’emplois durables dans notre pays, est en train de perdre une chance historique de faire baisser véritablement et durablement le chômage.
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LOI DE MODERNISATION
Communiqué du Bureau national
Loi de modernisation de l’économie : vers une société du moins disant fiscal et social
Pour faire croire à une relance du pouvoir d’achat, le gouvernement organise une refonte des relations de concurrence qui aura pour principal effet d’organiser une course au moins disant fiscal et social.
Le Parti socialiste dénonce un ensemble de mesures par ailleurs fortement contesté par les organisations de fournisseurs et de consommateurs.
Le projet de loi organise une distorsion de concurrence à l’avantage des grands groupes. L’organisation de semaines de soldes flottantes permettant de vendre à perte favorise les sociétés aux marges les plus élevées et risque d’aboutir à des ententes de dates et à des opérations de dumping.
La libre négociabilité des prix entre clients et fournisseurs accentuerait cette distorsion de concurrence en favorisant les grands groupes. De plus, plus aucun représentant des commerces indépendants et de proximité ne serait présent dans les futures CDAC (Commission Départementale d’Aménagement Commercial).
Le projet de loi pousse également au développement du commerce intégré, en périphérie, en relevant le déclenchement de la procédure d’implantation à 1000 m2. Ceci risque d’accentuer les difficultés du commerce de proximité et d’introduire de l’opacité en matière d’implantation des grandes surfaces, avec des risques de corruption.
Le Parti socialiste rappelle que les organisations de fournisseurs ont remis une pétition affirmant « leur attachement à une concurrence loyale » et demandant des assurances de contreparties lors des négociations. Il rappelle que le commerce de proximité est le principal créateur d’emplois et qu’il subit un rapport de forces déséquilibré par rapport aux grands groupes.
Le Parti socialiste met en garde le gouvernement contre les risques encourus par les PME alors que les effets positifs sur les prix à la consommation ne sont pas assurés. Il dénonce également des réformes à minima concernant le pouvoir d’achat et la consommation ainsi que le statut de l’auto-entrepreneur, qui organise comme unique modèle social le cumul des emplois pour vivre.
Le Parti socialiste propose que l’équipement commercial soit une compétence des schémas de cohérence territoriale dès le seuil de 300 m2 et une intégration des conditions sociales à l’installation des grandes surfaces. Il propose également des mesures d’accompagnement pour les PME, dont le vrai problème est la pérennité et non pas la seule création.
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