Jeudi 21 août 2008
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Communiqués

Soutien à la recherche

Le Parti Socialiste apporte son soutien

à la journée de mobilisation nationale du 27 mai

Toutes les organisations syndicales ont appelé la communauté scientifique et universitaire à la journée de mobilisation nationale du mardi 27 mai en réponse aux décisions annoncées et à la méthode unilatérale utilisée par la Ministre de la Recherche Valérie Pécresse.

Le Parti socialiste apporte son soutien à cette mobilisation engagée par les personnels de recherche qui font preuve de beaucoup de responsabilité. Il salue, leur volonté de dialogue et de négociation dans la mise en place de la future organisation de la Recherche.

Les socialistes demandent l’ouverture d’une vraie négociation avec les pouvoirs publics. Ils rappellent leur attachement, aux principes d’une politique de la Recherche, fondée sur :

- le respect de l’autonomie du champ scientifique par rapport au politique.
- le rôle éminent de la recherche fondamentale pour avancer sur les grands enjeux stratégiques sociétaux et sociaux.
- le renforcement significatif des financements de base, pluriannuels alloués aux laboratoires de recherche, au regard des financements sur projets à court-terme et immédiats.
- un CNRS, opérateur de recherche généraliste, pluridisciplinaire, garant de la recherche fondamentale, et partenaire des établissements d'enseignement supérieur. La volonté affichée de transformation du CNRS, après l’INSERM, en un ensemble d’instituts présente des risques évidents d’éclatement et surtout d’affaiblissement.
- l’objectif minimum de 3 % du PIB consacré à la recherche et à la formation supérieure.

Bilan Santé PAC

Bilan de Santé PAC

PAC : la Commission ne fait pas de lien avec la crise alimentaire


La Commission européenne vient d’annoncer ses propositions concernant le bilan de santé de la PAC. Sans surprise, celles-ci confirment le virage pris en 2003 par Bruxelles et le Gouvernement français, à savoir une plus grande libéralisation de la Politique agricole commune et le démantèlement des principaux outils de gestion de l’offre.

Sans ambiguïté, le Parti socialiste s’oppose à la logique de la Commission et du Gouvernement qui tend à généraliser le principe du découplage des aides. Il rappelle que les soutiens doivent être prioritairement orientés vers les productions et les régions les moins compétitives. Hors, les propositions de la Commission n’abordent pas l’inégalité de répartition des soutiens : le problème reste donc entier !

Le Parti socialiste note l’engagement de la Commission vers plus de modulation. Il s’en félicite et rappelle que ce principe avait pourtant été rejeté avec force par la droite dès 2002. Le Parti socialiste insiste pour que cette modulation serve réellement à soutenir les productions de qualité, les régions et secteurs les moins compétitifs ou les filières les plus fragilisées.

Parmi les mesures les plus significatives, la disparition de la jachère est définitivement actée dans les propositions de la Commission. Or, il est important que les avantages environnementaux prouvés procurés par la jachère puissent être compensés.

La fin des quotas laitiers est aussi une décision lourde de conséquences. Le Parti socialiste est opposé à la disparition annoncée du dispositif pour avril 2015 car il n’y a pas au delà de cette échéance de garantie claire d’une politique alternative garantissant une répartition équilibrée des productions laitières sur l’ensemble des territoires, en particulier dans les zones difficiles. Il serait préférable de conserver le dispositif des quotas et d’adapter continuellement leur niveau en fonction de l’évolution de la demande.

Enfin, le Parti socialiste remarque que la Commission supprime avec un peu trop d’empressement les mécanismes d’intervention sur des produits très exposés aux aléas du marché.

Les soubresauts imprévisibles des prix des denrées agricoles sur les marchés internationaux justifient pourtant pleinement des mécanismes de régulation efficaces. Dans un contexte de tension alimentaire au niveau mondial, le démantèlement des politiques agricoles par excès de libéralisme n’est pas une solution.

Le Parti socialiste réaffirme donc son attachement à une politique agricole commune efficace, juste et pérenne. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy portera la responsabilité de l’avenir de la Politique agricole commune lors de la prochaine présidence française de l’Union européenne.

Soutien de retaites

Soutien à la mobilisation du 22 mai 2008

Le Parti socialiste apporte son soutien à la mobilisation engagée par les organisations de salariés et salue leur volonté de rassemblement. Il demande l’ouverture d’une vraie négociation avec les partenaires sociaux et non une simple consultation des organisations syndicales,.

Il s’agit en effet d’une initiative syndicale unitaire face à la méthode de négociation employée et au contenu de la réforme voulu par le pouvoir.

Les socialistes manifestent une volonté de renforcement du système par répartition pour des raisons de justice sociale, d’efficacité et de solidarité entre les générations.

Ils rappellent leur attachement, en l’état actuel, à l’accès à une retraite à 60 ans moyennant 40 annuités de cotisations. Ils considèrent avant toute chose que la priorité aujourd’hui réside dans l’amélioration de l’emploi des salariés de plus de 55 ans, le recul de la précarité salariale, des progrès réels de la négociation relative à la pénibilité des métiers.

Les socialistes estiment urgent de revaloriser sérieusement le pouvoir d’achat des retraités et en particulier des 6,5 millions d’hommes et de femmes âgés de plus de 60 ans, qui perçoivent souvent des pensions inférieures au SMIC. De ce point de vue les annonces récentes du gouvernement sont très loin du compte.

GELS SOCIAUX

GELS SOCIAUX

Le Parti socialiste dénonce avec force l’adoption en commission à l’Assemblée nationale, à l’initiative du rapporteur UMP, d’un amendement au projet de loi de modernisation de l’économie prévoyant un gel des seuils sociaux pendant trois ans.

Cet amendement prévoit qu’au titre des années 2008, 2009 et 2010, une entreprise qui atteindrait les seuils de 11 et 50 salariés serait dispensée de l’obligation de procéder à l’élection de délégués du personnel et d’un comité d’entreprise.

L’adoption de cette régression sociale majeure serait en contradiction totale avec les grandes déclarations du gouvernement sur la nécessaire revalorisation du dialogue social. Elle remettrait également en cause les fondements de la position commune sur la représentativité syndicale, dès lors qu’aux termes de ce texte, la mesure de la représentativité des organisations syndicales sera désormais assise sur les résultats aux élections pressionnelles, que l’amendement litigieux remet justement en cause.

Le Parti socialiste demande dès lors au gouvernement de s’opposer sans ambiguïté à cet amendement et d’obtenir son retrait du projet de loi de modernisation de l’économie.

Comptes Nationaux

Le Parti socialiste dénonce la fanfaronnade sidérante du gouvernement suite à la publication par l’INSEE des comptes nationaux.

Il s’étonne d’abord que Madame Lagarde puisse « jubiler », selon ses propres termes, d’une croissance revue à 2,1 % en 2007, alors qu’elle-même avait promis une croissance de 3 % au mois de juin, ramenée à 2,5 % en septembre, puis à 2,25 % en octobre et enfin à 2 % en décembre. Ce niveau de croissance atteint en 2007 reste faible, surtout au regard des résultats obtenus par nos principaux partenaires européens (2,6 % pour l’ensemble de la zone euro, 2,5 % pour l’Allemagne et 3 % pour le Royaume-Uni).

Il rappelle ensuite que les comptes nationaux sont une photo du passé, tardive, qui ne rend pas compte des perspectives économiques pour l’avenir. Or, l’analyse des enquêtes de conjoncture montre une dégradation profonde et durable des indicateurs économiques en France

- les premiers chiffres de la croissance pour 2008 sont très en retrait par rapport à ceuxvoisins européens (0,6 % pour la France contre 1,5 % pour l’Allemagne)- la production industrielle se tasse (- 0,8 en février et mars 2008) ; -
- la demande adressée à l’industrie manufacturière s’effondre, notamment celle en provenance de l’étranger qui baisse de moitié en un an (de 22 à 11), signe d’une perte profonde de compétitivité de notre économie ;
- la consommation des ménages baisse (- 1,7 % en mars), marquant un affaiblissement de l’unique moteur de la croissance jusqu’ici encore allumé ;
- les prix s’envolent dans des proportions inédites (+ 5,7 % en un an dans les hypermarchés, + 5,9 % pour les produits alimentaires), ainsi que le montant des loyers ;
- on observe un véritable retournement de tendance dans l’industrie, avec un effondrement de la construction et du commerce de gros.

Par ailleurs, l’INSEE vient encore de valider le creusement des déficits (2,7 % du PIB contre 2,6 % en 2006) : la France est avec l’Italie le seul pays de la zone euro à voir ses déficits augmenter. On est loin des 2,4 % annoncés par le gouvernement.
La hausse de la dette en valeur atteint quant à elle + 40 milliards d’euros.

L’autosatisfaction dont fait preuve le gouvernement est dès lors totalement déplacée et à tous égards inacceptable, comme en témoigne la mise en garde que s’apprête à faire la Commission européenne à la France.

Le Parti socialiste rappelle que le gouvernement porte la responsabilité de la mauvaise santé économique du pays. En faisant le choix, avec le paquet fiscal, de faire des baisses d’impôts à crédit pour les plus aisés de nos concitoyens (10 milliards de baisse de prélèvements obligatoires), et en favorisant une envolée de la dette, la droite s’apprête à faire inéluctablement payer le coût des cadeaux fiscaux par les catégories moyennes et populaires.



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