Lundi 08 septembre 2008
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Communiqués

L’illusion de la rupture,…. et la réalité de la rigueur

Incapable de comprendre les difficultés des Français, niant l’échec de sa politique économique et sociale, le président a échoué dans sa démonstration, faute de savoir prendre la hauteur qui incombe à l’exercice de sa tache.

Jouant sur les mots, il a tenté de se présenter comme le protecteur des Français face aux méfaits du capitalisme financier, lui qui n’a eu de cesse de casser un a un tous les amortisseurs économiques et sociaux dont la France dispose, au nom de la « réforme ».

Présentant une vision apocalyptique des résultats économiques et sociaux des 25 dernières années, le Président de la République a énoncé une quantité de contrevérités inédites, allant même jusqu’à nier l’atonie de la croissance, la hausse des déficits et de la dette.

En définitive, l’exercice médiatique auquel il s’est livré n’aura débouché sur aucune proposition en termes d’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens.

Nicolas SARKOZY continue d’entretenir l’illusion de la rupture quand les Français vivent la réalité de la rigueur

L’inquiétude sociale n’est pas dissipée

Lors de son interview, Nicolas SARKOZY le président de la République a dressé le constat d’échec de sa première année passée à l’Élysée et enterré le volontarisme politique.

Cynique, le président de la République s’est paré des habits du candidat pour mieux passer sous silence l’échec manifeste de sa politique, imputant tous ses échecs à des facteurs exogènes (pétrole, dollar, matières premières, « subprimes ») et s’accaparant les rares bonnes nouvelles, même celles indépendantes de sa volonté, comme la baisse du chômage.

Tendu, le président de la République a fui toutes les questions précises (prix du gaz, envol des prix de produits de première nécessité, …), énonçant quantités de contrevérités au sujet du pouvoir d’achat, confondant notamment les milliards d’euros accordés aux entreprises ou aux riches héritiers et les revenus des salariés.

Fermé, le président de la République a nié la hausse des déficits publics (+ 0,1% de PIB), de la dette (+ 40 milliards d’euros), des prix des produits de première nécessité et même l’inefficacité du paquet fiscal, imputant son rejet par les Français à une « erreur de communication ». Les millions de salariés et de retraités dont les revenus stagnent apprécieront.

Évasif, le président de la République n’a annoncé aucune mesure concrète, si ce n’est la fin de la Prime pour l’emploi qui sera littéralement « siphonnée » pour financer un hypothétique RSA.

En définitive, au sortir de cette prestation, les Français n’auront reçu aucun signal de nature à leur redonner confiance.

Nicolas SARKOZY aux Français :
Les salariés modestes paieront pour les pauvres !

Pour fêter son premier anniversaire à l’Elysée, le président de la République a expliqué aux Français que sa politique économique et sociale était la bonne, et qu’il n’était pas question d’en changer.

A l’écouter, ce n’est pas sa politique qu’il faudrait remettre en cause, ce sont les Français qui ne la comprendraient pas.

Pour Nicolas SARKOZY, les salariés français ne comprennent pas que le recours aux heures supplémentaires améliore leur pouvoir d’achat.

Pour Nicolas SARKOZY, les Français ne comprennent pas que le paquet fiscal leur permet d’accéder à la propriété, de payer moins d’impôts et d’augmenter leurs revenus.

Pour Nicolas SARKOZY, les Français ne comprennent pas que l’obligation faite aux chômeurs d’accepter n’importe quel emploi, même sous-payé, revient à revaloriser le travail.

Selon ses propres termes, le paquet fiscal ne serait rejeté par les Français que parce qu’il a fait l’objet d’une « erreur de communication » dans sa présentation.

La seule mesure nouvelle annoncée par le président de la République au monde du travail revient à supprimer une partie des bénéficiaires de la prime pour l’emploi, afin de financer un hypothétique « revenu de solidarité active ». Il faut beaucoup d’imagination pour parvenir à une telle solution : les salariés modestes paieront pour les pauvres.

Ce soir, les Français, notamment ceux des catégories moyennes et populaires, qui peinent à boucler les fins de mois, subissent une précarité croissante du travail et sont de plus en plus inquiets face à l’avenir, apprécieront le cynisme, ou pire, l’inconséquence du Président de la République.

Communiqué sur les OGM

La majorité au Sénat a fait délibérément le choix d’une agriculture intégralement dépendante des OGM en votant en deuxième lecture par 185 voix contre 121 une version amendée de l’Article 1 du projet de loi sur les OGM.

Alors que la très grande majorité des Français s’oppose à la généralisation des OGM, alors qu’une pétition pour le maintien de l’amendement 252 a recueilli plus de 22 000 signatures en moins de 10 jours, alors que des personnalités se sont mobilisées auprès du Premier ministre pour le maintien intégral de cet amendement décisif, la majorité fait sciemment un choix totalement opposé à la volonté populaire.

La majorité UMP porte aujourd’hui la responsabilité politique de la remise en cause des promesses faites lors du Grenelle de l’environnement.

Communiqué du Parti Socialiste

Un quotidien du soir, affirme qu'un décret du gouvernement consécutif au vote du PLFSS de 2007 en modifiant les allocations familiales, réforme les bonifications accordées pour les adolescents. Celles-ci seraient ainsi fondues en une seule, versée, à 14 ans et d'un montant de 60 euros ce qui conduirait à un manque à gagner de pour les familles de plus de 600 euros.

Après le cafouillage révélateur à propos de la carte « familles nombreuses », le gouvernement semble récidiver dans sa politique de rigueur et d’austérité. Elle consiste toujours à s’en prendre aux plus faibles, notamment aux familles et au monde du travail, alors que 15 milliards d’euros ont été donnés aux plus riches à l’été 2007.



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