Lundi 08 septembre 2008
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Communiqués

L'hôpital selon Nicolas Sarkozy :
démolition de la sécurité sociale et de la santé pour tous

Le président de la République vient de présenter les contours de sa réforme hospitalière. Sans surprise, il reprend les grandes lignes du rapport Larcher sans pour autant lever ses ambiguïtés.

L’approche par territoire des communautés hospitalières peut-être constructive à condition de respecter l’identité et la complémentarité des établissements hospitaliers. Elle peut être délétère si elle se réduit à une restructuration purement économique, ne respectant pas le service public de proximité.

Le Parti socialiste craint que cette hypothèse soit retenue : le discours du président de la République sur la recomposition hospitalière avait le goût et la saveur d’une annonce de carte hospitalière qui ne dit pas son nom.

La promotion du directeur comme véritable patron des hôpitaux et les statuts « plus souples » des praticiens – les explications présidentielles à ce propos sont incompréhensibles – risquent de transformer le service public hospitalier en une entreprise de santé dont les objectifs seraient purement financiers.

Le discours de Nicolas SARKOZY vaut par ses silences assourdissants :
- Toute réforme ambitieuse demande des moyens. Où le Président va t-il les trouver, en particulier pour équilibrer les comptes en 2012, alors que les hôpitaux débutent l’année 2008 avec un déficit de 800 millions d’euros et que le ministre du budget exige 5 milliards d’euros d’économies à la sécurité sociale ?

Nicolas SARKOZY ne parle que de redéploiement des aides à la contractualisation pour les communautés hospitalières de territoire, en leur attribuant l’ensemble les dix milliards du plan hôpital 2007. Comprenne qui pourra !

- Aucun mot concernant la démocratie sanitaire. Une réforme hospitalière n’associant pas ses personnels, les élus et les usagers est vouée à l’échec.

- Le discours apaisant sur l’ élargissement des activités des cliniques privées aux missions de service public cache une réalité que le président s’est bien gardé d’aborder : l’arrivée massive des fonds spéculatifs dans ce secteur va modifier la donne en terme économique et d’équilibre sanitaire.

Après les forfaits, les franchises médicales, le ballon d’essai du gouvernement sur les déremboursements des soins optiques et dentaires, les décisions de Nicolas SARKOZY à Neufchâteau, sans aucune annonce budgétaire pour l’hôpital public, sont un jalon de plus dans l’entreprise de démolition de la sécurité sociale et de la santé pour tous.

Communiqué de François Hollande

La France vient d’apprendre avec une grande tristesse le décès d’Aimé Césaire ; le Parti socialiste veut rendre un vibrant hommage au poète, homme de théâtre et au grand homme politique martiniquais qu’était Aimé Césaire.

Aimé Césaire n’était pas seulement l’auteur talentueux du “Cahier d’un retour au pays natal“, il avait aussi, dans son « Discours sur le colonialisme » proposé la critique la plus aboutie d’un système qu’il combattait depuis 1934, quand il avait jeté les bases du concept de négritude, avec Léopold Sedar Senghor, Léon Gratiant et Léon-Gontran Damas.
Il avait été en 1946, le rapporteur de la loi de départementalisation au côté de Léopold Bissol, Gaston
Monnerville et Raymond Vergès, Léon De Lepervanche, Rosan Girard et Gerty Archimède.

Césaire était un homme de gauche. Tout au long de ses mandats de maire et de député de Fort-de-France, il a agi aux côtés de ceux qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits et de l‘égalité sociale. François Mitterrand l’avait reconnu comme un des plus grands poètes du XX° siècle ; “mais un poète voué à la gestion des affaires humaines“ ; avait-il ajouté.
Aimé Césaire, leader historique de la gauche martiniquaise d’après-guerre, a toujours été un soutien
indéfectible des socialistes lors de chacune des grandes échéances électorales nationales.

J’exprime ma solidarité à l’égard de tous les Martiniquais, profondément meurtris par cette disparition, mais fiers d’avoir été représentés par un homme aussi exceptionnel qu’Aimé Césaire.

Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la Santé, et de Claude Pigement, Responsable national à la Santé

Assurance maladie : le gouvernement se défausse, et dérembourse.

La Ministre de la santé vient d’annoncer qu’elle jugeait possible que la Sécurité Sociale se désengage du remboursement des frais liés à l’optique, voire aux soins dentaires, afin que ceux-ci soient pris en charge par des organismes complémentaires.Les Français vont subir une forte augmentation du coût de leur complémentaire santé.

La droite cherche ainsi à faire des économies au détriment de la santé des Français, alors que 14 % de la population renoncent déjà à se soigner pour des raisons financières.

Les franchises médicales étaient le hors-d’œuvre, nous sommes passés au plat principal avec la fin de la Sécurité Sociale pour tous.

Education : des priorités bafouées

Depuis plusieurs semaines, les lycéens se mobilisent contre la suppression de près de 11 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2008. Les étudiants se joignent à eux. Malgré les mobilisations de la semaine dernière, le ministre de l’Éducation nationale, « droit dans ses bottes », ne veut rien entendre.

Alors que le pouvoir s’enferme dans sa politique malthusienne du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, le parti socialiste exhorte le gouvernement à ouvrir les yeux. Les classes surchargées, l’accroissement des options, la prévention de la violence ou le suivi individualisé des élèves nécessitent un encadrement à la hauteur des enjeux. A la question des moyens s’ajoute également celle d’une politique éducative qui vise le retour à la tradition et à l’élitisme scolaire pour déstabiliser notre système éducatif.

En outre, notre pays a pris beaucoup de retard, dans le domaine de l’enseignement supérieur. On peut même parler de recul : la droite, malgré les promesses ministérielles, fait l’impasse sur la préparation de l’avenir de la France, c’est-à-dire la jeunesse et la recherche. L’université souffre de nombreux maux, au premier rang desquels, l’important taux d’échec en premier cycle, les conditions de vie toujours plus difficiles des étudiants, le manque chronique de moyens, l’éparpillement des sites, le blocage des carrières des chercheurs.

Le parti socialiste soutient la mobilisation des lycéens et les étudiants pour un service public laïque de qualité, capable de relever les défis de la formation et de la réussite pour le plus grand nombre. Il demande au gouvernement d’écouter le monde enseignant et la jeunesse en cessant de se réfugier derrière les dogmes et les préjugés.

Communiqué du Secrétariat International

Informé du projet gouvernemental « d’alléger » ses ambassades, le Parti socialiste s’inquiète des conséquences futures de l’application de ce plan sur la fiabilité et l’efficacité du réseau diplomatique français.

Si la réorganisation des services pour toujours mieux les adapter aux besoins est une nécessité, le Parti socialiste regrette cependant dans le cas précis que le projet gouvernemental semble avoir pour seul but de réaliser de substantielles économies budgétaires.

Le Parti socialiste partage l’inquiétude des personnels du Ministère des Affaires étrangères, soucieux d’assurer au mieux le service et la représentation de la République française dans le monde.



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