Lundi 08 septembre 2008
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Communiqués

Changement de statut de la Poste : premier pas vers la privatisation

Le Conseil d’administration de La Poste vient de confirmer la perspective d’une modification de son statut et de sa transformation en société anonyme. Ce projet, mené sans aucune concertation ni avec les élus, ni avec les organisations syndicales, constituerait une première étape vers la privatisation de la Poste en France.

Le Parti socialiste rappelle que ni les traités européens ni les institutions européennes n’imposent une modification du statut de La Poste. C’est donc par pur dogmatisme que le président de la République et le gouvernement veulent aujourd’hui pousser les feux d’une privatisation de l’entreprise postale.

Pour le Parti socialiste, dans le contexte européen de libéralisation des services, le maintien d’opérateurs publics est au contraire la garantie de l’égalité des citoyens et des territoires face aux services essentiels.

Au demeurant, il est inexact de prétendre que ce changement de statut serait nécessaire pour garantir la bonne santé financière de la Poste : La Poste se porte bien, comme en témoignent les 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 1 milliard de bénéfices, loin devant nombre de ses partenaires européens privatisés.

De surcroît, une privatisation de la Poste entraînerait à l’évidence une suppression de milliers d’emplois, un recul du service rendu à nos concitoyens, notamment pour les envois et services peu rentables, et une augmentation des tarifs, à l’image des expériences de privatisations étrangères.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de s’opposer clairement à ce projet néfaste pour le service public et pour les personnels.

Il met en demeure le président de la République, dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne, de porter haut l’exigence de services d’intérêt général soustraits à la sphère strictement marchande et compatibles avec le maintien d’opérateurs publics.

La France doit notamment défendre le principe d’une directive cadre sur les services d’intérêt général, garantissant un haut niveau de service aux usagers et l’égalité des citoyens et des territoires face aux services essentiels.

LOGEMENT

La droite s’acharne sur l’article 55 de la loi SRU


Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, a annoncé ce matin le projet de loi de « mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion ».

Nous craignons que ce ne soit qu’une loi de plus s’ajoutant aux nombreuses autres sur le logement que la droite a fait voter depuis 2002 et qui sont injustes et inefficaces comme chacun peut le constater

Or, Christine Boutin persiste et signe dans ce sens avec sa nouvelle loi car elle prévoit de remettre en cause l’article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU). La droite ne peut s’empêcher d’attaquer ce dispositif qui oblige la plupart des villes, sur tout le territoire, à avoir au moins 20% de logements sociaux. Elle s’y est opposée dès 2000 au moment de son vote par le Parlement et n’a eu de cesse depuis six ans de vouloir le supprimer.

Ainsi, Madame Boutin reprend à son compte un amendement que le député UMP Patrick Ollier avait tenté d’imposer en 2006. Elle prévoit d'inclure dans le quota de 20% des logements en accession sociale à la propriété. Résultat, il y aura moins de logements locatifs destinés aux personnes modestes qui seront réalisés. Pourtant, l’augmentation du nombre de demandeurs qui dépasse les 1,4 million prouve bien que nous en manquons. Et, la plupart d’entre eux qui ne peuvent accéder à la propriété devront donc encore attendre.

Ce texte annonce donc des jours bien sombres à nos concitoyens. Le Parti socialiste et ses élus se mobiliseront à nouveau pour lutter contre cette énième tentative de la droite de vouloir supprimer un dispositif important de solidarité nationale.

Conclusions du G8 et lutte contre les changements climatiques

Le Parti socialiste s’inquiète des conclusions du G8 relatives à la lutte contre les changements climatiques, et regrette que Nicolas SARKOZY n’ait pas fait preuve de plus de fermeté sur un tel sujet.

En effet, l’abandon d’un objectif chiffré de réduction des gaz à effet de serre à moyen terme, et son remplacement par un objectif de 50% de réduction en 2050 est un leurre qui tourne le dos au protocole de Kyoto. De plus, cet objectif à long terme n’est assorti d’aucun moyen de mise en œuvre.

Pire, les financements annoncés (10 milliards de dollars par an) sur des projets de capture et de stockage de carbone constituent un mauvais signal au regard de la lutte contre les changements climatiques. En effet, ce type de projet signifie implicitement que l’on peut sans restriction continuer à émettre du CO2, car on aura bientôt les moyens de le capturer... Mais à l’inverse, pas de crédits annoncés sur les énergies renouvelables…

Le Parti socialiste dénonce le fait qu’une fois de plus le président Bush reste sur une position de blocage.

Revenu de Solidarité Active : bricolage et injustice


Le montage envisagé pour généraliser le RSA, le 1er juin 2009, consisterait à transférer plusieurs centaines de millions d’euros, normalement affectés à la Prime Pour l’Emploi, sur le Revenu de Solidarité Active.

Les 9 millions de salariés rémunérés au Smic –et juste au-dessus- bénéficiaires de la PPE, connaissent d’ores et déjà une diminution de leur pouvoir d’achat, en particulier au regard de l’envolée des prix des produits de première nécessité ; la solution risque de conduire à une importante amputation du volume de la PPE.

Le Parti socialiste condamne cette conception injuste et cynique qui vise à faire payer une partie de la solidarité destinée aux plus pauvres, aux salariés les plus modestes.

Nicolas Sarkozy et les Jeux olympiques

L’annonce par le président de la République à son homologue chinois qu’il se rendra, le 8 août prochain, en Chine, pour participer à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, témoigne une nouvelle fois de l’incohérence de la politique étrangère de la France.

Chacun se souvient de l’engagement de Nicolas Sarkozy, annoncé à maintes reprises et réaffirmé le 30 juin dernier, qu’il ne participerait pas à la cérémonie des Jeux olympiques, si la situation des droits de l’Homme ne s’améliorait pas en Chine. Il a notamment conditionné sa présence aux Jeux olympiques au progrès du dialogue sur le Tibet. Or, aucune avancée n’a été constatée sur ce plan et le dialogue amorcé entre les deux parties est au point mort.

Nicolas Sarkozy justifie désormais sa participation non seulement en sa qualité de Président de la République, mais aussi de Président en exercice du Conseil européen. Cet argument ne convainc pas, étant donné qu’il n’existe pas une position unique sur ce sujet en Europe. Plusieurs chefs de gouvernement européens, notamment la chancelière allemande Angela Merkel, ont annoncé qu’ils n’assisteraient pas à la cérémonie des jeux.

Le Parti socialiste dénonce cette incohérence permanente et demande à Nicolas Sarkozy de recevoir le Dalaï Lama au cours de sa visite en France prévue mi-août.



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