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le démantèlement du droit du travail
Conférence de presse d'Alain VIDALIES le 24 juin 2008
Sous couvert d’assouplissement des 35 heures, une remise en cause sans précédent de la durée du travail et du code du travail
Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon, incapables depuis un an de répondre à la demande des Français d’augmentation du pouvoir d’achat et d’amélioration de la qualité de vie, conformément à leurs engagements de campagne, cherchent par tous les moyens à se dédouaner de leurs responsabilités. Comme les gouvernements précédents, entre 2002 et 2007, ils ont trouvé le responsable de tous les maux dont souffrirait la France : baisse de la compétitivité, croissance en berne, faible création d’emplois, stagnation du pouvoir d’achat, déficits et dette en hausse, précarité galopante…, tout cela ne serait que le fait… des 35 heures. Pareilles et si récurrentes contrevérités méritent un démenti argumenté.
Tirant prétexte de la prétendue nécessité d’assouplir encore les 35 heures, la droite est allée jusqu’à décider, dans un projet de loi censé transposer une position commune des partenaires sociaux sur la démocratie sociale, de remettre en cause des fondements du droit du travail et de la durée du travail. Ces régressions sociales majeures, qui n’ont strictement rien à voir avec les 35 heures, conduiront, si elles sont adoptées, à une augmentation de la précarité des salariés, à une dégradation des conditions de travail pour nombre d’entre eux, et à une modération salariale certaine.
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04.04.2008
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Interview de François Hollande sur la situation économique - La Tribune
La situation budgétaires n’impose-t-elle pas une gestion rigoureuse des dépenses publiques ?
Une bonne gestion assurément ! Et il faut veiller, quelles que soient les circonstances, à rendre la dépense publique plus efficace et plus juste. La situation de nos finances publiques est grave. Les déficits sont beaucoup plus élevés que prévu et le ralentissement de la croissance va amplifier la dérive. Le gouvernement a créé cette réalité. Il ne sait plus comment l’appeler et, surtout, la traiter. Des efforts sont nécessaires. A qui les demander ? Sûrement pas à nos concitoyens qui souffrent déjà de la dégradation de leur pouvoir d’achat, mais plutôt à ceux qui ont bénéficié d’avantages fiscaux et d’exonérations de charges à travers le paquet fiscal voté l’été dernier ? La méthode choisie aujourd’hui par le gouvernement, en ne portant que sur le volet dépenses fait l’impasse sur ce qui devrait être un réaménagement de l’ensemble de notre système fiscal de façon à le rendre plus équitable socialement et plus stimulant économiquement.
Vous êtes opposé à la réduction du nombre des fonctionnaires ?
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Déclaration de François Hollande après les résultats du 2d tour des élections municipales et cantonales 2008
Au moment où je m’exprime, le vote des Français est clair à l’occasion des élections municipales et cantonales. La gauche, aujourd’hui, grâce à la confiance qui lui a été apportée par nos concitoyens que je veux remercier, est majoritaire en voix dans notre pays à l’occasion de ce scrutin. Mais, elle est aussi majoritaire en nombre de villes de plus de 20 000 habitants. J’avais fixé l’objectif de 30 villes qui pouvaient être gagnées sur les 400 de plus de 20 000 h. Il semble que nous irons au-delà de cet objectif.
La gauche est également majoritaire en termes de départements dont elle aura la responsabilité au lendemain de ce scrutin. Aujourd’hui, nous pouvons penser gagner de 7 à 9 départements qui s’ajouteront au 51 dont nous avons aujourd’hui la charge.
Il y a donc un constat et nul ne peut le nier, le diminuer, le contester. Et il y a, finalement, deux conclusions qui se dégagent :
• La gauche et le Parti socialiste sont, aujourd’hui, dans l’obligation d’être à la tête de ces villes et de ces départements le plus utiles possible pour les Français. Nous agirons donc, dès le mois de mars, pour permettre l’accès de tous au logement, pour une véritable politique de transports, pour permettre l’accès –dans de bonnes conditions- aux aides à la petite enfance partout sur le territoire ; nous veillerons à accompagner aussi les personnes âgées, le plus longtemps possible à leur domicile. Nous soulagerons, autant qu’il sera possible, les charges qui pèsent sur le pouvoir d’achat des familles. La gauche sera, dans une certaine mesure, au pouvoir, au pouvoir dans les villes et dans les départements, sans prétendre bien sûr revenir sur le résultat de l’élection présidentielle de l’année dernière.
• Le Président de la République est obligé d’entendre le message des Français. Ils lui disent que ses promesses en termes de pouvoir d’achat n’ont pas été satisfaites. Ils lui disent que son comportement qui a été le sien au sommet de l’Etat ne peut plus être accepté, notamment quant au respect des valeurs de laïcité et de justice.
Il faut que chacun entende et comprenne le message des Français. Pour nous, la gauche, il ne peut être question de croire à un blanc seing qui nous aurait été donné, à un quitus. Nous avons encore à travailler, à élaborer, à proposer, à agir.
Le Parti socialiste ne doit rien abandonner de ses valeurs, mais, en même temps, il doit porter un message de rénovation, de renouvellement, de rassemblement.
Ce résultat nous oblige et nous devons être à la hauteur de la confiance qui nous a été prodiguée à l’échelle locale.
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Réaction au plan "espoir banlieues"
Le président de la République a hier réaffirmé sa politique pour les habitants des quartiers populaires. Il suffirait de se lever tôt pour que tout s'arrange et donc que disparaissent la baisse du pouvoir d'achat, la précarité généralisée notamment pour les plus jeunes, les discriminations et les stigmatisations quotidiennes, l'accès au logement rendu toujours plus difficile, les attaques contre les droits à l'éducation, à la santé, à la tranquillité publique et aujourd'hui contre la laïcité, le démantèlement de la politique de la ville et de soutien aux acteurs de terrain, dont les associations... Les graves événements de l’automne 2005 traduisent une situation sociale devenue explosive. Toute la politique du gouvernement, dont les effets sont encore plus durs dans les quartiers populaires que dans le reste du territoire, est à revoir.
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Question de François Hollande au gouvernement, mardi 22 janvier
Ma question s’adresse au Gouvernement et, en l’absence du Premier ministre, je demande que quelqu’un me réponde. Les turbulences boursières qui affectent l’économie mondiale ne sont pas un simple mouvement d’humeur des marchés : elles révèlent une crise profonde, qui touche l’ensemble du financement de l’économie, et pas simplement de l’économie américaine. Nous l’avions dit en août
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