CONSEIL REGIONAL ILE DE FRANCE
RAPPORT DE LA COMMISSION
POUR LA METROPOLE PARIS - ILE DE FRANCE
( Résumé)
Les frontières administratives de la ville de Paris ne sont pas adaptées aux défis du XXIème
siècle. Parmi ceux – ci :
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La réduction des inégalités sociales et spatiales
. Les fractures territoriales faisantapparaître concentration de richesses ici et concentration de pauvreté là s’accentuent. Des
disparités criantes en terme de revenu des habitants, de fiscalité, donc de dépenses sociales,
existent entre le coeur de l’agglomération et les territoires qui l’entourent. L’urgence est à la
réduction de ces inégalités. Or, l’approvisionnement du FSRIF (Fonds de Solidarité des
communes de la Région Ile de France) est insuffisant.
-
L’attractivité du territoire et son rayonnement
, dans un monde intégré, sont égalementdes défis majeurs. Paris est une ville mondiale et un des plus grands bassins européens de
population avec ses 11,5 millions d’habitants. Très bien classée parmi les plus grandes
métropoles internationales en terme de pôle d’implantation des plus grandes entreprises, de
place boursière, de réseau de transport, d’accueil de sièges d’organisations internationales, de
congrès, etc., elle doit penser à conforter son attractivité. Pour ce faire, elle doit réinventer une
nouvelle qualité de vie, et surtout, la faire valoir pour l’ensemble du territoire. Sa « marque »
internationale ne doit pas se cantonner à Paris, mais doit être élargi à toute l’agglomération
francilienne.
- La métropole de demain suppose aussi de relever le
défi des déplacements, du logement etdu développement économique.
Bien que la Région bénéficie d’un excellent réseau de transports, il reste déficient pour
les liaisons de banlieues à banlieues, qui comptent pourtant pour 70% des déplacements. (Des
améliorations sont bien évidemment inscrites dans le SDRIF). Le STIF, grâce à son autorité
d’ampleur régionale a notamment permis de grandes améliorations. Mais certaines
incohérences demeurent et empêchent d’avancer. Le STIF n’est compétent que dans la gestion
des transports en commun, mais pas pour l’ensemble des modes de déplacements.
En ce qui concerne le logement, au rythme de construction actuel, il en manquera
environ 500 000 en 2030 !!! Le plus mauvais élève s’avère être le coeur de l’agglomération.
Dans cette crise de la production, la succession de loi et la confusion des responsabilités
semblent expliquer en partie la situation. Il faudra y remédier.
Pour finir, le développement économique doit, pour être au rendez vous, composer
avec un niveau de qualification élevé et une véritable politique – avec les moyens et les
investissements afférents - de recherche, développement et innovation. Tels sont les enjeux
pour l’emploi de demain.