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L’inquiétude sociale n’est pas dissipée
Lors de son interview, Nicolas SARKOZY le président de la République a dressé le constat d’échec de sa première année passée à l’Élysée et enterré le volontarisme politique.
Cynique, le président de la République s’est paré des habits du candidat pour mieux passer sous silence l’échec manifeste de sa politique, imputant tous ses échecs à des facteurs exogènes (pétrole, dollar, matières premières, « subprimes ») et s’accaparant les rares bonnes nouvelles, même celles indépendantes de sa volonté, comme la baisse du chômage.
Tendu, le président de la République a fui toutes les questions précises (prix du gaz, envol des prix de produits de première nécessité, …), énonçant quantités de contrevérités au sujet du pouvoir d’achat, confondant notamment les milliards d’euros accordés aux entreprises ou aux riches héritiers et les revenus des salariés.
Fermé, le président de la République a nié la hausse des déficits publics (+ 0,1% de PIB), de la dette (+ 40 milliards d’euros), des prix des produits de première nécessité et même l’inefficacité du paquet fiscal, imputant son rejet par les Français à une « erreur de communication ». Les millions de salariés et de retraités dont les revenus stagnent apprécieront.
Évasif, le président de la République n’a annoncé aucune mesure concrète, si ce n’est la fin de la Prime pour l’emploi qui sera littéralement « siphonnée » pour financer un hypothétique RSA.
En définitive, au sortir de cette prestation, les Français n’auront reçu aucun signal de nature à leur redonner confiance.
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Nicolas SARKOZY aux Français :
Les salariés modestes paieront pour les pauvres !
Pour fêter son premier anniversaire à l’Elysée, le président de la République a expliqué aux Français que sa politique économique et sociale était la bonne, et qu’il n’était pas question d’en changer.
A l’écouter, ce n’est pas sa politique qu’il faudrait remettre en cause, ce sont les Français qui ne la comprendraient pas.
Pour Nicolas SARKOZY, les salariés français ne comprennent pas que le recours aux heures supplémentaires améliore leur pouvoir d’achat.
Pour Nicolas SARKOZY, les Français ne comprennent pas que le paquet fiscal leur permet d’accéder à la propriété, de payer moins d’impôts et d’augmenter leurs revenus.
Pour Nicolas SARKOZY, les Français ne comprennent pas que l’obligation faite aux chômeurs d’accepter n’importe quel emploi, même sous-payé, revient à revaloriser le travail.
Selon ses propres termes, le paquet fiscal ne serait rejeté par les Français que parce qu’il a fait l’objet d’une « erreur de communication » dans sa présentation.
La seule mesure nouvelle annoncée par le président de la République au monde du travail revient à supprimer une partie des bénéficiaires de la prime pour l’emploi, afin de financer un hypothétique « revenu de solidarité active ». Il faut beaucoup d’imagination pour parvenir à une telle solution : les salariés modestes paieront pour les pauvres.
Ce soir, les Français, notamment ceux des catégories moyennes et populaires, qui peinent à boucler les fins de mois, subissent une précarité croissante du travail et sont de plus en plus inquiets face à l’avenir, apprécieront le cynisme, ou pire, l’inconséquence du Président de la République.
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Communiqué sur les OGM
La majorité au Sénat a fait délibérément le choix d’une agriculture intégralement dépendante des OGM en votant en deuxième lecture par 185 voix contre 121 une version amendée de l’Article 1 du projet de loi sur les OGM.
Alors que la très grande majorité des Français s’oppose à la généralisation des OGM, alors qu’une pétition pour le maintien de l’amendement 252 a recueilli plus de 22 000 signatures en moins de 10 jours, alors que des personnalités se sont mobilisées auprès du Premier ministre pour le maintien intégral de cet amendement décisif, la majorité fait sciemment un choix totalement opposé à la volonté populaire.
La majorité UMP porte aujourd’hui la responsabilité politique de la remise en cause des promesses faites lors du Grenelle de l’environnement.
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Communiqué du Parti Socialiste
Un quotidien du soir, affirme qu'un décret du gouvernement consécutif au vote du PLFSS de 2007 en modifiant les allocations familiales, réforme les bonifications accordées pour les adolescents. Celles-ci seraient ainsi fondues en une seule, versée, à 14 ans et d'un montant de 60 euros ce qui conduirait à un manque à gagner de pour les familles de plus de 600 euros.
Après le cafouillage révélateur à propos de la carte « familles nombreuses », le gouvernement semble récidiver dans sa politique de rigueur et d’austérité. Elle consiste toujours à s’en prendre aux plus faibles, notamment aux familles et au monde du travail, alors que 15 milliards d’euros ont été donnés aux plus riches à l’été 2007.
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L'hôpital selon Nicolas Sarkozy :
démolition de la sécurité sociale
et de la santé pour tous
Le président de la République vient de présenter les contours de sa réforme hospitalière. Sans surprise, il reprend les grandes lignes du rapport Larcher sans pour autant lever ses ambiguïtés.
L’approche par territoire des communautés hospitalières peut-être constructive à condition de respecter l’identité et la complémentarité des établissements hospitaliers. Elle peut être délétère si elle se réduit à une restructuration purement économique, ne respectant pas le service public de proximité.
Le Parti socialiste craint que cette hypothèse soit retenue : le discours du président de la République sur la recomposition hospitalière avait le goût et la saveur d’une annonce de carte hospitalière qui ne dit pas son nom.
La promotion du directeur comme véritable patron des hôpitaux et les statuts « plus souples » des praticiens – les explications présidentielles à ce propos sont incompréhensibles – risquent de transformer le service public hospitalier en une entreprise de santé dont les objectifs seraient purement financiers.
Le discours de Nicolas SARKOZY vaut par ses silences assourdissants :
- Toute réforme ambitieuse demande des moyens. Où le Président va t-il les trouver, en particulier pour équilibrer les comptes en 2012, alors que les hôpitaux débutent l’année 2008 avec un déficit de 800 millions d’euros et que le ministre du budget exige 5 milliards d’euros d’économies à la sécurité sociale ?
Nicolas SARKOZY ne parle que de redéploiement des aides à la contractualisation pour les communautés hospitalières de territoire, en leur attribuant l’ensemble les dix milliards du plan hôpital 2007. Comprenne qui pourra !
- Aucun mot concernant la démocratie sanitaire. Une réforme hospitalière n’associant pas ses personnels, les élus et les usagers est vouée à l’échec.
- Le discours apaisant sur l’ élargissement des activités des cliniques privées aux missions de service public cache une réalité que le président s’est bien gardé d’aborder : l’arrivée massive des fonds spéculatifs dans ce secteur va modifier la donne en terme économique et d’équilibre sanitaire.
Après les forfaits, les franchises médicales, le ballon d’essai du gouvernement sur les déremboursements des soins optiques et dentaires,
les décisions de Nicolas SARKOZY à Neufchâteau, sans aucune annonce budgétaire pour l’hôpital public, sont un jalon de plus dans l’entreprise de démolition de la sécurité sociale et de la santé pour tous.
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Communiqué de François Hollande
La France vient d’apprendre avec une grande tristesse le décès d’Aimé Césaire ; le Parti socialiste veut rendre un vibrant hommage au poète, homme de théâtre et au grand homme politique martiniquais qu’était Aimé Césaire.
Aimé Césaire n’était pas seulement l’auteur talentueux du “Cahier d’un retour au pays natal“, il avait aussi, dans son « Discours sur le colonialisme » proposé la critique la plus aboutie d’un système qu’il combattait depuis 1934, quand il avait jeté les bases du concept de négritude, avec Léopold Sedar Senghor, Léon Gratiant et Léon-Gontran Damas.
Il avait été en 1946, le rapporteur de la loi de départementalisation au côté de Léopold Bissol, Gaston
Monnerville et Raymond Vergès, Léon De Lepervanche, Rosan Girard et Gerty Archimède.
Césaire était un homme de gauche. Tout au long de ses mandats de maire et de député de Fort-de-France, il a agi aux côtés de ceux qui se battent pour la reconnaissance de leurs droits et de l‘égalité sociale. François Mitterrand l’avait reconnu comme un des plus grands poètes du XX° siècle ; “mais un poète voué à la gestion des affaires humaines“ ; avait-il ajouté.
Aimé Césaire, leader historique de la gauche martiniquaise d’après-guerre, a toujours été un soutien
indéfectible des socialistes lors de chacune des grandes échéances électorales nationales.
J’exprime ma solidarité à l’égard de tous les Martiniquais, profondément meurtris par cette disparition, mais fiers d’avoir été représentés par un homme aussi exceptionnel qu’Aimé Césaire.
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