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Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la Santé, et de Claude Pigement, Responsable national à la Santé
Assurance maladie : le gouvernement se défausse, et dérembourse.
La Ministre de la santé vient d’annoncer qu’elle jugeait possible que la Sécurité Sociale se désengage du remboursement des frais liés à l’optique, voire aux soins dentaires, afin que ceux-ci soient pris en charge par des organismes complémentaires.Les Français vont subir une forte augmentation du coût de leur complémentaire santé.
La droite cherche ainsi à faire des économies au détriment de la santé des Français, alors que 14 % de la population renoncent déjà à se soigner pour des raisons financières.
Les franchises médicales étaient le hors-d’œuvre, nous sommes passés au plat principal avec la fin de la Sécurité Sociale pour tous.
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Education : des priorités bafouées
Depuis plusieurs semaines, les lycéens se mobilisent contre la suppression de près de 11 000 postes d’enseignants pour la rentrée 2008. Les étudiants se joignent à eux. Malgré les mobilisations de la semaine dernière, le ministre de l’Éducation nationale, « droit dans ses bottes », ne veut rien entendre.
Alors que le pouvoir s’enferme dans sa politique malthusienne du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, le parti socialiste exhorte le gouvernement à ouvrir les yeux. Les classes surchargées, l’accroissement des options, la prévention de la violence ou le suivi individualisé des élèves nécessitent un encadrement à la hauteur des enjeux. A la question des moyens s’ajoute également celle d’une politique éducative qui vise le retour à la tradition et à l’élitisme scolaire pour déstabiliser notre système éducatif.
En outre, notre pays a pris beaucoup de retard, dans le domaine de l’enseignement supérieur. On peut même parler de recul : la droite, malgré les promesses ministérielles, fait l’impasse sur la préparation de l’avenir de la France, c’est-à-dire la jeunesse et la recherche. L’université souffre de nombreux maux, au premier rang desquels, l’important taux d’échec en premier cycle, les conditions de vie toujours plus difficiles des étudiants, le manque chronique de moyens, l’éparpillement des sites, le blocage des carrières des chercheurs.
Le parti socialiste soutient la mobilisation des lycéens et les étudiants pour un service public laïque de qualité, capable de relever les défis de la formation et de la réussite pour le plus grand nombre. Il demande au gouvernement d’écouter le monde enseignant et la jeunesse en cessant de se réfugier derrière les dogmes et les préjugés.
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Communiqué du Secrétariat International
Informé du projet gouvernemental « d’alléger » ses ambassades, le Parti socialiste s’inquiète des conséquences futures de l’application de ce plan sur la fiabilité et l’efficacité du réseau diplomatique français.
Si la réorganisation des services pour toujours mieux les adapter aux besoins est une nécessité, le Parti socialiste regrette cependant dans le cas précis que le projet gouvernemental semble avoir pour seul but de réaliser de substantielles économies budgétaires.
Le Parti socialiste partage l’inquiétude des personnels du Ministère des Affaires étrangères, soucieux d’assurer au mieux le service et la représentation de la République française dans le monde.
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Communiqué du Bureau National
Le projet de renforcement des sanctions contre les chômeurs qui ne retrouvent pas d’emploi, élaboré sans la moindre concertation avec les organisations syndicales, est le dernier avatar de la politique de rigueur systématisée par la droite.
La première conséquence d’une telle régression sera une nouvelle vague d’exclusion de demandeurs d’emploi de l’indemnisation chômage, c’est à dire une énième altération du pouvoir d’achat de nos concitoyens les plus durement frappés par la précarité.
Il est manifeste que cette majorité est prête à tout pour parvenir à afficher une baisse statistique des chiffres du chômage : après la multiplication des radiations administratives, l’encouragement au travail précaire et aux contrats à temps très partiel, notamment dans le secteur des services à domicile, voici venue l’obligation pour les chômeurs d’accepter des emplois au rabais, même loin de chez eux, sous peine d’exclusion de l’indemnisation chômage.
La politique qui consiste à faire des demandeurs d’emploi les responsables de leur sort a déjà fait maintes fois la preuve de sa nocivité et de son inefficacité.
La France est aujourd’hui confrontée à une explosion de la précarité, qui frappe durement les chômeurs mais aussi nombre de travailleurs. Seule une lutte renforcée contre le travail précaire et une meilleure prise en charge des demandeurs d’emploi, en termes d’indemnisation comme de suivi et de réinsertion professionnelle, serait de nature à répondre à cette urgence sociale.
Le gouvernement vient à nouveau de confirmer qu’il fait le choix opposé.
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La révision constitutionnelle doit être l’occasion d’une modernisation profonde de la démocratie et d’un rééquilibrage des institutions.
Cela passera par :
- Une
réforme du mode de nomination des organes de régulation démocratique, à commencer par le Conseil constitutionnel, dont les membres doivent être nommés par le Parlement à une majorité renforcée,
- Une
réforme du collège électoral du Sénat afin de lui assurer une vraie représentativité démocratique et d’y permettre l’alternance et l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale,
- Une
réforme du pluralisme de l’audiovisuel afin de garantir l’égalité entre l’exécutif et l’opposition, ce qui suppose une prise en compte du temps de parole du président de la République,
- Une réforme accordant le
droit de vote des étrangers aux élections locales,
- Un
renforcement conséquent des droits du Parlement, ce qui exclut la dérive présidentialiste qu’induirait la possibilité pour le président de la République de venir s’y exprimer.
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Rigueur, austérité : une réalité dévastatrice pour les ménages modestes
Quoi qu’en dise le gouvernement, la rigueur est là, et bien là. Les premières mesures sont désormais connues, et leurs effets seront dévastateurs pour le pouvoir d’achat des ménages modestes et moyens, ceux-là même qui pâtissent le plus de la flambée des prix.
Ainsi, le gouvernement vient d’annoncer coup sur coup :
• un relèvement de 5% des tarifs du gaz, ce qui équivaut à une hausse larvée des prélèvements. Cette hausse, cumulée à celle de 4% mise en place en Janvier, représente une ponction annuelle de 80 euros en moyenne, soit 50% de plus que les franchises médicales. Ce choix est d’autant plus inacceptable que les bénéfices nets dégagés par Gaz de France sont conséquents (2,5 milliards d’euros) et en hausse continuelle (+ 7,6 % en 2007) ;
• la suppression de l’aide accordée par l’État à la SNCF (70 millions d’euros) pour financer les tarifs dédiés aux familles nombreuses et aux salariés pour les congés annuels. Cette décision aboutira in fine à une hausse des tarifs qui pénalisera davantage les ménages modestes, ceux-là même qui ne pourraient partir en vacances sans ces aides.
Ces décisions sont symptomatiques du double langage du gouvernement, qui réfute l’idée d’un plan de rigueur mais multiplie les hausses de prélèvements, prétend favoriser le transport ferroviaire mais réduit son aide à la SNCF en direction des voyageurs aux revenus modestes.
Le Parti socialiste demande au gouvernement de renoncer à ce train de mesures qui constitue une nouvelle atteinte au pouvoir d’achat des catégories moyennes et modestes.
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