Samedi 05 juillet 2008
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Baisse du chômage : le gouvernement n'y est pour rien !

L’INSEE a publié aujourd’hui une étude selon laquelle le taux de chômage (BIT) atteint 7,5% fin 2007, soit un niveau quasi identique à celui constaté à la mi 2001 (7,7%).

Le gouvernement tente de s’attribuer cette baisse du chômage, après avoir été silencieux sur la hausse du mois de février.

La vérité est que le gouvernement n’y est pour rien. La croissance est en effet en berne et la seule mesure prise en huit mois consiste à subventionner les heures supplémentaires à hauteur de 6 milliards d’euros. Donc aucune condition pour créer des emplois.

Cette baisse du chômage est la conséquence de deux phénomènes :
Le premier, est que le nombre de départs en retraite aujourd’hui est tel qu’il suffit d’une croissance de 1,8% pour faire reculer le chômage.

Le second, est que la création d’emplois repose sur des emplois peu qualifiés et à temps très partiel (en particulier dans le secteur des services à la personne avec 15 heures par semaine en moyenne). Dans le même temps, ce sont près de 110.000 emplois industriels qui ont été supprimés depuis 2006. C’est pourquoi les Français ne sont pas dupes et ne prêtent aucune attention aux annonces du gouvernement.

Le Parti socialiste dénonce l’autosatisfaction déplacée du gouvernement face à cette situation et propose immédiatement la réunion d’une conférence sur les salaires et l’emploi qui permette de négocier la modulation des cotisations sociales pour aider les entreprises qui augmentent les salaires et créent des emplois.

La jeunesse s'engage aux côtés de la majorité départementale de
gauche pour garder une Seine-et-Marne dynamique

Texte Alternatif indéfini

Jeudi 28 février, une grande soirée de la jeunesse seine-et-marnaise s'est déroulée à Nangis en présence du Sénateur - Maire Michel BILLOUT et de Vincent EBLE, Président du Conseil général de Seine-et-Marne.
80 jeunes ont pu écouter les témoignages de 4 d’entre eux autour des thèmes des transports, de l'environnement, de la démocratie locale, et de l'enseignement supérieur, avant d'assister au concert du groupe Chemempa.
Ces jeunes hommes et jeunes femmes ont ainsi exprimé leur souhait d’une continuité dans la politique départementale. Ils ont notamment insisté sur valeurs de justice et de solidarité que portent les élus de la majorité de gauche du Conseil général, dont ils apprécient l’efficacité, la proximité et l’action déterminée en direction de la jeunesse : « des élus à l’écoute et accessibles qui font confiance à la jeunesse de ce Département », selon Oulé KALIBALI, jeune étudiante du Mée-sur-Seine.
L’inaction durant plus de 20 ans de gestion de la droite, en matière de politique jeunesse, ne doit plus se reproduire.

Texte Alternatif indéfini

rencontres avec les retraités

Le Parti Socialiste a reçu, ce lundi, l’ensemble des organisations et associations de retraités et de personnes âgées.

François HOLLANDE, Jean LE GARREC, Claude PIGEMENT et Luc BROUSSY ont en effet souhaité écouter attentivement toutes les organisations et associations, afin de poursuivre le dialogue avec elles.

Tous les participants ont tenu à exprimer leur profond mécontentement à propos de la baisse sensible et cumulée du pouvoir d’achat des retraités. Ils ont également manifesté leur crainte d’un retour en force de la pauvreté chez nombre de personnes âgées, réclamant notamment une vraie revalorisation du minimum vieillesse.

Les organisations présentes ont par ailleurs indiqué leurs inquiétudes face aux franchises médicales et à l’inflation des déremboursements qui tendent à remettre en cause les principes de la protection sociale solidaire. Elles ont en outre réaffirmé leur souci de préserver et d’améliorer la prise en charge de la perte d’autonomie, dans un cadre de solidarité nationale.

Ces organisations et le PS sont convenus du principe d’une rencontre régulière dans l’avenir, de manière à échanger et à travailler ensemble.

l'Education Nationale ? Pas une priorité pour la droite !

13 syndicats de l’enseignement secondaire ont appelé à la grève vendredi 22 février, dans toute l’Ile de France, en guise de protestation contre l’adoption du budget 2008 par le gouvernement. La droite, sans grande surprise et surtout sans scrupule, prévoit la suppression de 11 200 postes, dont 8 830 dans le secondaire. Près de 10 000 postes ont ainsi disparus depuis 2004. En Seine-et-Marne, ces mesures concernent presque 400 postes : 227 en lycées généraux et technologiques, 93 en lycées professionnels et 74 en collèges.

Les menaces pèsent essentiellement sur des contrats d’accompagnement à l’emploi, réservés à l’insertion des personnes les plus en difficultés et ayant un véritable rôle social dans les établissements scolaires. Par exemple, 396 postes en contrats d’avenir, affectés aux taches administratives et à l’insertion des élèves handicapées arrivent à terme en juin et ne seront pas renouvelés.

Quel avenir pour nos écoles ? Le ministre de l’Education Nationale, Xavier Darcos, est très clair : « nous faisons des réformes et nous définissons nos priorités ». Une déclaration qui laisse très amer, lorsqu’on songe un instant aux collégiens et aux lycéens qui feront la France de demain….

Pour combler le manque de personnel, tous les moyens sont bons : appel aux jeunes retraités pour assumer les cours, faute de remplaçants, augmentation des effectifs d’élèves par classe, au détriment de toute pédagogie, suppression d’options telles que les langues, etc.

Au moment de l’adoption du plan « espoir – banlieues », où il est question des écoles de la 2ème chance, ces mesures inspirent la plus grande confusion. Cette absurdité témoigne aussi de la franche méconnaissance des réels besoins de nos jeunes scolarisés.

Lésiner sur les dépenses dans ce secteur, c’est mettre en péril l’avenir de l’école, diminuer les chances d’insertion des jeunes dans l’emploi et limiter, à terme, la croissance et le développement de notre pays. Encore une belle performance.

La solidarité fiscale et territoriale en danger!

Face à un gouvernement totalement désintéressé de la décentralisation et mettant en difficulté les collectivités territoriales pour l’avenir, les élections locales - municipales et cantonales - doivent être l’occasion de remettre à l’honneur la solidarité fiscale et territoriale qui sont mis à mal aujourd’hui. En effet, il n’est pas surprenant de constater le mépris avec lequel la majorité en place traite les collectivités locales. Grande absente des discours de campagne hier comme aujourd’hui, la décentralisation n’est pas considérée comme une priorité pour l’avenir.
Pourtant, ce sont bien elles qui financent pour plus de 72% les investissements publics civils, en contribuant ainsi à notre quotidien.
Pourtant, elles sont bien meilleurs élèves que l’Etat sur le plan financier. Leur endettement se limite à 8 % de la dette totale du pays, malgré les écarts connus et reconnus par tous les élus locaux entre les charges transférées et les compensations financières qui devraient leur correspondre. Elles sont, dans ce contexte économique difficile, de véritables exemples à suivre.

Malgré ces résultats incontestables, les collectivités territoriales sont victimes du fiasco de la gestion des finances de l’Etat. En effet, en guise de remerciements pour leur bon comportement, le gouvernement a décidé de supprimer les CCS (contrats de croissance et de solidarité), créés par Lionel Jospin en 1999, dont l’objectif était de faire bénéficier les collectivités locales des fruits de la croissance, à laquelle elles contribuent plus que largement. C’est assurément sans concertation avec elles que la sentence les privant de près de 400 millions d’euro a été prononcée. La DSU (dotation de solidarité urbaine), si utile à la péréquation territoriale et sociale entre les différentes zones géographiques, subira une perte de 30 millions d’euro pour 2008. La réforme de la taxe professionnelle, intervenue en 2006, leur avait déjà coûté plus de 670 millions d’euro de pertes fiscales. Sans compter les éternelles sous-évaluations, par l’Etat, de compensations financières qui leur sont dues au titre des transferts de compétences et le doublement des cotisations au fonds national d’aide au logement qu’on leur a imposé.

L’ensemble de ces mesures reflète nettement les intentions de l’Etat : faire des dotations aux collectivités territoriales une variable d’ajustement du budget de l’Etat. Le gaspillage occasionné par la loi TEPA de l’été 2007, dit « paquet fiscal », appelle des contreparties, que l’Etat va chercher là où son coût sera le moindre. Autrement dit, ce sont les communes et leur groupement, les départements et les régions qui s’apprêtent à payer le prix des décisions calamiteuses d’un gouvernement qui se contrefiche de renforcer leur autonomie fiscale (pourtant reconnue dans notre Constitution) et davantage encore de la péréquation territoriale nécessaire à la cohésion sociale de notre pays qu’elles ont la capacité de générer.

Redonnons du sens à la décentralisation, portons haut et fort la voix de l’autonomie fiscale pour mieux assurer la solidarité territoriale dont notre pays a cruellement besoin. Pour cela, nous devons offrir notre confiance, les 9 et 16 mars 2008, à des élus conscients des enjeux que représentent l’aménagement du territoire et son avenir.

Le monde du 1er février
Rubrique Opinion

Les municipales, un tremplin pour le PS
par Emeric Bréhier

C'est le dernier effet de mode : il serait de bon ton que le Parti socialiste, et la gauche en général, ne remporte pas - pardon ! -, perde les élections municipales et accessoirement les cantonales. C'est la nouvelle version du vote révolutionnaire, en quelque sorte. Perdons pour rénover le Parti socialiste. Telle était, par exemple, la thèse défendue par Laurent Bouvet (Le Monde du 26 janvier).

Depuis plusieurs semaines, les médias ne cessent de nous dire que ces élections municipales et cantonales sont des élections politiques. Dont acte. Chiche. Faisons en sorte qu'elles le soient. Les élections locales ont toujours été et doivent toujours être des rendez-vous au plus près de la vie quotidienne de nos concitoyens mais également des élections intermédiaires pour les responsables politiques nationaux en place. Politiques, ces élections le sont donc à double titre : d'abord car les choix et options portés par les candidatures de gauche et de droite ne sont pas de même nature ; ensuite car la lecture globale qui pourra en être faite le soir du 16 mars ne sera pas sans incidences sur la vie politique nationale.

consulter l'article sur le site du monde.fr



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