|
Et puis, il y a aussi dans chacun des pays qui nous entourent des échéances qui peuvent constituer autant de raisons d’espérer ou de désespérer : Espagne avec les élections législatives le 9 mars, Belgique à la recherche d’une énième réforme constitutionnelle, élection présidentielle en Russie le 9 mars également, élection présidentielle américaine le 4 novembre… tout ceci sur fonds de Jeux Olympiques en Chine.
L’élection présidentielle russe semble d’ores et déjà jouée. L’habilité de Vladimir Poutine n’est pas à démontrée. Il ne joue pas avec la Constitution en refusant de la modifier pour effectuer un 3ème mandat présidentiel, il emporte très largement les élections législatives de ce mois de décembre grâce à une loi électorale faite sur mesure évidemment, grâce à une sincérité du scrutin par endroits largement écorné bien sûr, mais aussi car l’opposition - ou plutôt les oppositions - ne parviennent en rien à bâtir une crédibilité à opposer au pouvoir en place ; enfin il désigne lui-même son successeur qui, d’avance, demande au Président encore en exercice d’accepter de devenir son premier ministre. Cocasse.
L’élection présidentielle américaine elle s’annonce comme la plus incertaine depuis près de quatre décennies. Ni le Président, ni le Vice-président ne reprennent le flambeau : Il faut remonter bien loin pour connaître un tel phénomène. D’autant que les candidats républicains ou démocrates putatifs, à part J. Edwards, ancien Vice-président dans le ticket démocrate de 2004) ne se sont jamais présentés à cette élection auparavant. Bien malin celui qui pourrait en ce début d’année, et à quelques jours des caucus et primaires de l’Iowa et du New Hampshire établir un pronostic. Mais dans chacun des deux camps, on voit bien que de dégage un choix identique : aller à la conquête de l’électorat central assuré permettre de remporter l’élection ou bien opter pour une candidature à même de mobiliser très fortement son propre électorat. Bref, le choix entre la stratégie des Clinton en 92 et 2000 ou bien celle de Bush fils en 2000 et 2004 !
Et chacun sait bien que cette élection ne sera pas sans conséquence, loin s’en faut, sur les défis auxquels la communauté internationale doit faire face. Quelle implication des Etats-Unis, et concrètement, dans la lutte contre le réchauffement climatique ? Comment faire aboutir un plan de paix équitable entre Israël et l’Etat Palestinien ? Comment gérer l’émergence de la puissance Iranienne elle-même soumise à d’importantes contradictions internes ?
Dans chacun de ces dossiers, le poids des Etats-Unis est crucial. Celui de l’Europe devra être prépondérant. C’est pourquoi la France qui présidera l’Union Européenne le second semestre de cette nouvelle année détient une responsabilité éminente. A elle de savoir la saisir !
|