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10.01.2008
Une nouvelle manigance de la droite pour contourner la question du pouvoir d'achat

A travers la circulaire du 8 janvier 2008 relative à la mise en place du service minimum d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires, le gouvernement, en la personne de son ministre Xavier Darcos, met à nouveau en pratique son illustre méthode du « diviser pour mieux régner ». En proposant l’expérimentation aux communes volontaires en échange d’un financement correspondant aux retenues sur salaires des enseignants grévistes, le gouvernement ne fait rien de mieux que d’opposer à nouveau entre elles des pans de notre société...


Réformer ne signifie pas ignorer l’historique de certains droits tel celui de la grève. Légalisé en 1864 et constitutionnalisé au lendemain de la Libération, il fait partie de notre Histoire et constitue notre Patrimoine identitaire, si cher au Président de la République. Notre modèle social s’est construit sur de longs combats qui ont permis ces acquis. Les remettre en cause, c’est à nouveau lui porter atteinte.

La Fédération de Seine et Marne du Parti Socialiste, rappelle que :

1. le personnel de l’Education Nationale fait partie de l’ensemble des citoyens en proie aux difficultés relatives à un pouvoir d’achat. Affaibli par les choix de la droite ;
2. qu’au titre du principe d’égalité qui fonde notre République, ils ont droit au même soutien de la part des gouvernants que le reste de la population de notre pays ;
3. que le droit de grève appartient à tout salarié ;
4. qu’il est en principe un rapport de force destiné à déclencher un processus de négociation ;
5. que son objectif est obtenir l’amélioration des conditions d’exercice et de rémunération d’une activité et non de travailler moins.

Or, et sans surprise de la part de la majorité en place, le rapport de force est totalement déséquilibré, étant entendues les intentions du Ministre de l’Education Nationale d’ « aller plus loin » en cas d’échec de l’expérimentation. Le dernier recours que constitue le droit de grève témoigne d’un profond malaise dans notre société, que le gouvernement refuse obstinément de comprendre et de considérer.

La Fédération exprime sa solidarité aux syndicats concernés et partage leur crainte de voir en cette manœuvre, une atteinte au droit constitutionnel de grève. Au-delà, elle formule des interrogations sur l’opportunité d’une telle annonce au moment où les Français réclament tout simplement un quotidien facilité. Une revendication à laquelle des responsables politiques dignes de ce nom devraient être en mesure de répondre.




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