La révision constitutionnelle doit être l’occasion d’une modernisation profonde de la démocratie et d’un rééquilibrage des institutions.
Cela passera par :
- Une
réforme du mode de nomination des organes de régulation démocratique, à commencer par le Conseil constitutionnel, dont les membres doivent être nommés par le Parlement à une majorité renforcée,
- Une
réforme du collège électoral du Sénat afin de lui assurer une vraie représentativité démocratique et d’y permettre l’alternance et l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale,
- Une
réforme du pluralisme de l’audiovisuel afin de garantir l’égalité entre l’exécutif et l’opposition, ce qui suppose une prise en compte du temps de parole du président de la République,
- Une réforme accordant le
droit de vote des étrangers aux élections locales,
- Un
renforcement conséquent des droits du Parlement, ce qui exclut la dérive présidentialiste qu’induirait la possibilité pour le président de la République de venir s’y exprimer.