Finances régionales :
Les conseillers ne sont pas les payeurs !
Jean-Paul HUCHON, Président de la Région, et Marie-Pierre de la GONTRIE, Première Vice-Présidente chargée des finances, dénoncent la manipulation opérée par l’UMP dans son appréciation des finances régionales. Les ambitions électorales ne sauraient excuser les contrevérités et les inexactitudes.
La réalité des chiffres est pourtant incontestable : la Région Île-de-France, malgré les difficultés engendrées par le désengagement croissant de l’Etat, a su mener depuis 1998 une politique de gestion saine et équilibrée, reconnue par les plus grandes agences internationales.
Jean-Paul HUCHON et Marie-Pierre de la GONTRIE récusent une campagne de désinformation qui vise à masquer les propres errements budgétaires du gouvernement, ses déficits abyssaux, dénoncés par la Commission européenne, et à rythmer la valse électoraliste des ego de certains de ses responsables : « Nous refusons d’assumer la dégradation des comptes publics. Nous assumons les transferts de compétences, sans renoncer à nos politiques prioritaires sur les transports, l’éducation, la recherche, le développement économique ou l’environnement. »
Un budget régional équilibré… contrairement à celui de l’Etat
La Région Île-de-France est la seule Région à bénéficier de la notation AAA, meilleure note possible, accordée pour sa gestion financière par les grandes agences de notation internationales.
La Région a contenu sa dette : 2,4 milliards d’€ soit 0,2% de la dette publique.
La Région paye les carences de l’Etat
Les compétences transférées par l’Etat ont pesé lourdement sur les budgets locaux. En Ile-de-France, l’Etat doit 355 M€ pour 2007/2008, pour ces nouvelles missions : formation des infirmières, prise en charge de près de 10 000 TOS de l’éducation nationale…
Ces transferts ont conduit mécaniquement à une augmentation des budgets de fonctionnement. Pour l’Ile-de-France, en 2008, le budget de fonctionnement de l’institution régionale ne progresse que de 1,8 %, soit un rythme proche de l’inflation. En revanche si l’on prend en compte la charge des compétences transférées alors ce budget de fonctionnement progresse de 9,4%.
La volonté de préserver le pouvoir d’achat des Franciliens
La majorité de la Région Île-de-France a fait le choix de la qualité de gestion plutôt que de faire peser les incuries du gouvernement sur les Franciliens. Ainsi la fiscalité francilienne est en deçà du niveau moyen de fiscalité des autres régions :
Taux de la taxe professionnelle : 1,7 % en Ile-de-France, + de 3 % en moyenne.
Taux de la taxe sur foncier bâti : 1,27 % pour une moyenne de 3,17 %.
Taux de la taxe sur foncier non bâti : 2,2 %, contre 7,6 %.
Pour la deuxième année consécutive, la fiscalité régionale n’a pas augmenté en 2008.
Les tarifs des transports publics, dont la Région assume la charge avec les départements franciliens depuis 2006, n’ont jamais augmenté au-delà de l’inflation depuis cette date. L’augmentation des mêmes tarifs par l’Etat entre 2002 et 2005 s’est élevée à plus de 20% et qu’en 2008, l’augmentation des tarifs du gaz pour les particuliers se monte à 9,5%.
Ainsi seuls ¼ des Franciliens (propriétaires et assujettis à l’impôt sur le revenu) ont vu leurs contributions régionales augmenter de 6 à 8€ par an et par foyer.
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