Opération Campus : le gouvernement bricole
Ce Plan ne répond pas aux besoins de l'université française. Alors que 30% des locaux universitaires sont aujourd’hui vétustes, ce plan pourra, à la rigueur, servir à en réhabiliter quelques uns.
Il ne répondra pas aux besoins des premiers cycles universitaires. Il ne leur donnera pas les moyens d’accompagnement et d’encadrement, indispensables pour réduire le taux d’échec en premier cycle, et mettre en œuvre un plan de relance de la construction de logements étudiants.
Le gouvernement choisit dix sites en France, alors que tous les sites universitaires ont besoin d’une rénovation immobilière. Choisir sans transparence et arbitrairement n'est pas le remède aux maux dont souffre l'université française. Cette option risque seulement d'accroître la mise en concurrence et les inégalités entre les différents sites universitaires.
Couplée à la nouvelle loi LRU favorisant les investissements privés dans les établissements, cette opération n'est que l’adaptation du monde universitaire aux lois du marché. En outre, pour le financer, le gouvernement procède contrairement à ces engagements initiaux à une cession de 3 % de sa participation dans le capital d'EDF, soit 3,7 milliards d'euros. C’est vendre les meubles pour payer le loyer.
Le Parti socialiste rappelle que seule une loi de programmation sur cinq ans permettrait une augmentation des moyens de 10 % en 1er cycle, et d’améliorer les conditions de vie et de réussite des étudiants. Il se prononce, une nouvelle fois, pour la réalisation concrète de l’objectif des 3 % du PIB consacrés à l’enseignement supérieur et à la recherche.