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11.08.2009
L’attentat contre la République confirmé !
Au Conseil des ministres du 29 juillet dernier, le secrétaire d’Etat Alain Marleix a donc présenté son projet de loi par ordonnance portant modification des 577 circonscriptions législatives. En ce qui concerne notre département, il s’agit de passer de 9 à 11 circonscriptions.
Ainsi, les informations dont la Fédération avait fait état à la presse le lundi 20 avril dernier ne relevaient pas de la « manipulation politicienne » comme les député(e)s UMP et le secrétaire d’Etat avaient cru bon de l’affirmer

Les craintes dont nous avions fait part étaient parfaitement fondées. Ce redécoupage ne tient pas compte des bassins de vie, charcute des cantons, accroît des distorsions démographiques pour le seul bon plaisir des député(e)s UMP sortants. En Seine-et-Marne, comme ailleurs, mais de manière plus flagrante qu’ailleurs, nous assistons à un tripatouillage dont l’unique objectif est pour l’UMP de se constituer un bouclier électoral.
Ainsi, le gouvernement propose de découper sans aucune forme de logique les cantons de Dammartin-en-Goële, Thorigny-sur-Marne et Combs-la-Ville, acceptant tout juste de « réunifier » celui de Torcy. Le gouvernement fait donc le choix de la distorsion démographique et de la magouille politicienne : si les circonscriptions avaient existé en l’état en 1997, alors sur les 11 sièges, 7 auraient été occupés par l’UMP, 4 par la gauche, soit 2 de plus pour la droite ! Où est donc le respect du suffrage universel ? Loin de permettre à la gauche d’obtenir 2 sièges, le redécoupage Marleix accorde un bonus de 2 sièges à la droite. Il s’agit bien d’un attentat contre la République.
Pourtant, d’autres hypothèses existent encore. Dans un souci républicain, la Fédération de Seine-et-Marne du Parti socialiste avance de nouveau des contre propositions qui corrigent les défauts criants du projet gouvernemental.
Dans notre proposition aucun canton n’est découpé ; la plus petite circonscription comptait 107 000 habitants et la plus importante 127 000 contre 96 000 et 127 000 pour le projet gouvernemental ; notre redécoupage assure logiquement un nombre équivalent de députés à la droite comme à la gauche, laissant incertains 3 à 4 sièges.
Force est de constater que loin de mener une véritable concertation démocratique, le gouvernement UMP se complait dans la tradition du RPR. Force est donc de constater que les mérites de la contre proposition du Parti socialiste, saluée comme équilibrée par les plus hautes instances du Conseil d’Etat, n’a pas eu l’heure de plaire à MM. Marleix, Copé, Jégo, Jacob et consorts. Sans doute était-elle trop républicaine ?
En tout état de cause, la Fédération entend poursuivre en lien avec les parlementaires socialistes et la direction nationale, la bataille juridique et politique qui n’est rien de moins que le maintien de la possibilité pour les Françaises et les Français de choisir qui, et pour quel projet, doit gouverner le pays !



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