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Croyez bien que je le regrette très profondément.
D’abord évidemment car, même si nous avions pris la précaution d’indiquer sa présence sous réserve, c’est une déception pour nous tous. Mais aussi, et surtout, car si nous avions convié Hubert Védrine c’était bien que nous pensions, que je pensais, que les questions internationales méritent plus que jamais, même, peut être surtout, dans une fête de la Rose d’être abordées. Mais l’engagement est pris d’organiser une réunion fédérale avec Hubert Védrine.
Je voudrais tout d’abord remercier l’ensemble des intervenants des deux tables-rondes de cet après-midi qui nous ont éclairés ainsi que nos deux permanents qui, avec Nicole Fagnen, ont une fois de plus abattu un énorme travail.
Je voudrais remercier très chaleureusement François Roger, le Maire de Champagne, et la secrétaire de section Dominique Aufils, de nous accueillir depuis ce matin. Le défi devait être relevé. Je crois qu’il l’a été. Ne le cachons pas, le pari était difficile. Nous sommes ici, nous le savons, loin des bataillons socialistes de Sénart et plus encore de Marne-la-Vallée. Mais justement, j’ai souhaité que cette Fête de la Rose soit aussi, au-delà de nos débats de cet après midi, le moment où des signes doivent être adressés.
Nous voici dans un territoire éprouvé par les restructurations industrielles depuis de nombreuses années, dans un territoire qui subit de plein fouet les mutations profondes, telluriques même du capitalisme. Avec les salariés d’ABB et François Roger, ces dernières années, nous nous sommes mobilisés. Elus, militants, citoyens, nous avons accompagnés les salariés. Chacun, à notre place, nous avons pris nos responsabilités. Nous devons continuer à les prendre, ici où même ailleurs, à Savigny-le-Temple comme à Torcy ou à Disney.
Mais plus encore nous devons apporter des réponses. Notre projet en dessine : couverture professionnelle, taxation des entreprises différenciée selon qu’elles versent des dividendes plutôt que de réinvestir, etc.
D’autres pistes devront approfondir nos propositions : faire payer le entreprises qui se délocalisent la Taxe Professionnelle pendant des années supplémentaires en est une.
Mais ce territoire, c’est aussi la circonscription d’Yves Jego, l’homme lige de Nicolas Sarkozy. Eh bien, cette circonscription, nous devons, nous pouvons l’emporter l’année prochaine. Danièle, Salah, vous pouvez compter sur le soutien de tous, de nos conseillers généraux, de Michel, de Léo, et de tous les autres pour l’emporter.
Mais ce territoire n’est pas très loin de celui de ce Monsieur bons offices irakien Didier Julia. Nelly, Jean-Pierre là aussi nous serons tous à vos côtés pour mener cette rude bataille dans ces terres de droite. Le parti s’y développe comme à Avon – Fontainebleau. La dynamique est là ! A nous de l’entretenir.
Voilà pourquoi nous avons choisi d’organiser cette Fête de la Rose à Champagne-sur-Seine. Nul territoire de Seine et Marne ne peut être exclu du développement du parti. De nouvelles villes sont à conquérir, de nouveaux cantons sont à emporter, des zones de force sont à conforter. C’est la condition pour y mettre en place nos politiques publiques pour répondre aux nouvelles attentes des Seine et Marnais. Nous savons qu’elles sont diverses : qualité de vie, modes de garde, transports publics, infrastructures sportives, fracture numérique…et j’en passe. Les attentes sont multiples. L’équipe regroupée autour de Vincent depuis maintenant plus de deux ans s’y est attaquée avec force et entrain. Et pourtant que de bâtons dans les roues !
Il y a un an c’était Thorigny. Souvenez-vous le lendemain de notre Fête de la Rose à Chelles, nous devions l’emporter avec plus de 60 voix d’avance sur Chantale Brunel. Aujourd’hui, nous voici de nouveau devant un obstacle difficile à franchir : la cantonale partielle de Mormant. Nous savons, nous connaissons les raisons de cette élection.
Eh bien, chers camarades, cette cantonale partielle nous allons de nouveau l’emporter. Car les politiques lancées par nos camarades élus, par la gauche départementale unie répondent aux attentes de nos concitoyens. Le changement est en route ! Poursuivons-le ! Mobilisons nous tous pour que cette victoire soit également annonciatrice de victoires printanières l’année prochaine.
Car l’année qui vient sera cruciale.
Rarement peut être, des élections présidentielle et législatives n’auront revêtis autant d’importance. Le choix sera entre un progrès social renouvelé et une rupture conservatrice. Le choix devra être entre un discours de vérité et de clarté et une posture de la rupture d’un candidat qui depuis 5 ans est un des principaux personnages de l’Etat !
Notre responsabilité est grande. Nous sommes le môle de la gauche dans ce pays. Sans le Parti Socialiste nulle victoire n’est possible. Mais sans rassemblement de la gauche, nulle victoire n’est envisageable. Nous devons donc respecter nos partenaires, les communistes, les Verts, le MRC, le PRG mais plus largement nos concitoyens qui subissent de plein fouet la politique de casse sociale, de désespérance sociale, menée par la droite.
Politique qui a échoué et qui ne fait que créer de nouvelles injustices, de nouvelles discriminations, de nouvelles fractures territoriales.
Remise en cause du code du travail, soi disante réforme de la sécurité sociale qui ne conduit qu’à des ponctionnements supplémentaires, à des remboursements diminués, au développement d’une médecine à deux vitesses. Alors même que les défis de santé publique s’accumulent devant nous, les hôpitaux publics n’ont pas de feuille de route et voient leurs moyens rognés comme à Lagny et Jossigny, aucune avancée sur la politique de prise en charge du vieillissement de la population n’est proposée. Bien au contraire, la seule avancée est d’en confier le financement aux départements. Alors même que les départements les plus touchés par ce phénomène sont ceux-là mêmes qui disposent le moins des ressources fiscales et budgétaires adéquates !
Et que dire de cette soi disante réforme des retraites qui ne règle en rien le réel problème de financement de nos retraites. Eh oui, mes chers camarades, il nous reviendra de sauver les retraites par répartition. Et pas seulement les sauver ! Il nous faudra prendre en compte les inégalités surgies ces dernières années, éviter que la retraite ne constitue une trappe à pauvreté, prendre en compte la pénibilité au travail. Et le faire en concertation étroite avec les Organisations syndicales.
Et nous ne devons pas céder aux facilités de tribune. Entre le renoncement et le refus, il y a une voie, celle de la réforme.
Et que dire de la politique économique ! Jamais nous n’avons ces dernières années connue une croissance économique si décrochée de la croissance mondiale. Oh bien sur depuis plusieurs mois, les chiffres du chômage baissent, laissant ainsi à croire que nos concitoyens retrouvent de l’emploi ! Il est certain que les statistiques font apparaître des chiffres en baisse. Bien sûr la révolution démographique y est pour beaucoup. Assurément les radiations massives jouent leur rôle. Mais plus encore, et plus inquiétant, c’est bien le transfert de dizaines de milliers de nos concitoyens des statistiques du chômage sur ceux du RMI qui explique cette baisse. Prés de 25% de hausse en deux ans. Excusez du peu. Alors oui le climat économique s’améliore. Oui, la création d’emplois redémarre quelque peu. Mais à quel prix ! Et pour quels emplois ?
N’oublions pas que nombre de nos concitoyens lorsqu’ils disposent d’un emploi sont bien souvent confrontés à salaires très faibles et bien souvent aussi à des emplois à temps partiels. Alors oui, chers camardes, la question du pouvoir d’achat est cruciale dans notre pays. Lorsque l’on prend en compte la hausse du coût de la vie on voit bien les difficultés rencontrées par nos concitoyens. Les familles consacrant plus de 30% de leurs budgets au logement ne sont pas rares. Et nous savons que les conditions de logement jouent un rôle essentiel dans les inégalités à la racine.
Enfin, l’échec économique du gouvernement est patent tant dans son incapacité à inventer l’avenir qu’à gérer les finances. Où est donc la fameuse bonne gestion de la droite ? Dans les limbes des déficits de l’Etat, de la sécurité sociale !
Et que croyez-vous donc que fit la droite ? Eh bien, elle veut brider la libre administration des collectivités locales sous prétexte de hausses fiscales rendues nécessaires par la décentralisation bâclée entamée en août 2004. Le comble est encore que cette droite donneuse de leçons a laissé filer ces déficits non pas pour moderniser l’appareil productif mais bien pour diminuer les impôts au profit des plus aisés. La droite a paupérisé l’Etat, s’est déchargée sur les collectivités locales des déficits, tout cela au profit d’une caste, cette nouvelle aristocratie dont certains ont pu parler.
La situation de notre pays est donc préoccupante, grave même. Nos concitoyens ont le sentiment bien réel que l’ascenseur social marche à rebours, que les réformes proposées se feront au détriment de notre pacte social et démocratique, que nos institutions ne tournent plus rond et tout ceci dans un contexte international pour le moins sans stabilité.
Crise énergétique majeur se profilant sans que l’Europe n’esquisse de réponses, menaces terroristes bien réelles, unilatéralisme conservateur américain inconséquent, Moyen-Orient encalminé dans des conflits à répétition, émergence de géants économiques comme la Chine sans stabilité politique réelle, bref plus que jamais l’Europe est nécessaire, est attendue comme pôle de stabilité. Ce sera à la France d’apporter des solutions à l’enlisement européen au 1er trimestre 2008. Ce sera donc aux socialistes de les formuler car, mes chers camarades, n’en doutez pas, nous gagnerons les élections nationales du printemps prochain et la Seine-et-Marne enverra des députés socialistes à l’Assemblée Nationale.
Alors oui mes camarades, nous devons remporter ces élections. Non pas grâce à je ne sais quel balancier automatique de l’alternance. Non, simplement car l’ensemble de nos forces portera la ou le candidat que nous, les militants, désignerons les 16 et 23 novembre prochain. Dans les semaines à venir, enfin, le temps du débat et organisé sera venu. Ici comme ailleurs, il aura lieu. Il doit avoir lieu. Et je souhaite qu’un débat soir organisé dans notre Région francilienne qui compte près de 25% des adhérents socialistes. Ce débat ce sera le vôtre, le mien, le nôtre ! Nous devons le mener avec sérénité et détermination. Nous le devons à notre histoire, au cœur de laquelle la démocratie militante n’est pas un vain mot. Nous le devons à ces milliers d’adhérents qui nous ont rejoints ces derniers mois.
C’est la condition du rassemblement. C’est la condition de la victoire.
Et l’année prochaine, cette fête de la Rose sera celle de la victoire des socialistes, de la gauche, de l’espoir ! Alors d’ici là, mes chers amis, mes chers camarades retroussons nos manches ! |